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GE Energy réorganise son ingénierie en France

Industrie et  Technologies
Le groupe américain veut doper sa R&D à Belfort. Parmi ses priorités, la capture de CO2 lui fait mettre un pied dans l'économie hydrogène.


Quel que soit l'avenir, une certitude : l'énergie aura besoin de technologies. Pour imposer ses turbines à gaz, GE Energy évoque, en France, un nouveau centre de R&D à Belfort. Dans les semaines à venir, il devrait y réunir 300 à 400 ingénieurs, contre une centaine actuellement.

« Toutes les projections montrent un doublement de la demande en énergie d'ici à 2030. Les technologies pour y répondre doivent, dès à présent, être au stade industriel », avance Yves Menat, directeur général France de GE Energy. Pour placer les turbines à gaz en pôle position, le nouveau centre R&D aura notamment pour mission d'améliorer leur rendement et de les préparer à de nouveaux combustibles.

L'hydrogène en fait partie. A court terme, GE Energy veut se développer dans les centrales à charbon avec capture et stockage de CO2. Pour y parvenir, il s'est associé en mai 2008 avec Schlumberger, spécialiste en stockage géologique. Les deux groupes ont retenu la solution de précombustion, qui pour eux possède le meilleur rendement. Le charbon est gazéifié, essentiellement en monoxyde de carbone. Par réaction avec de l'eau, celui-ci donne du CO2, qui sera stocké, et du dihydrogène, valorisé en chaleur et en électricité dans ses centrales à cycle combiné.

Deux projets de plus de 600 MW sont déjà en cours aux Etats-Unis. En juin dernier, GE Energy annonçait aussi avoir obtenu l'exclusivité pour un troisième en Angleterre. Ce dernier n'est pas encore officiellement lancé. Pour l'ingénierie de GE Energy, l'enjeu technologique est d'adapter les turbines de 250 à 300 MW pour qu'elle brûle l'hydrogène, comme le font déjà celles de 40 à 125 MW. « Personnellement, je crois à l'économie hydrogène. Les piles à combustibles seront une solution. Mais pas pour des puissances de plusieurs centaines de MégaWatt », prévoit Yves Menat. Espérons-le pour GE Energy.

Thomas Blosseville

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