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Froid - Optez pour un réfrigérateur magnétique !

Rédaction Industries et Techniques
Des chercheurs repoussent les limites de la réfrigération par effet magnétique. Sous l'effet d'un aimant permanent, un matériau s'échauffe... puis refroidit.


Le réfrigérateur magnétique, bientôt dans nos cuisines ? Peut-être, ainsi que dans les systèmes de climatisation, les systèmes de refroidissement d'appareils électroniques, et plus généralement, de refroidissement de fluides.

Ce sont des chercheurs de la société Astronautics Corporation of America qui ont démontré la faisabilité d'un tel appareil, avec la collaboration de chercheurs du Département américain de l'énergie Ames Laboratory .

Si le principe était connu et expérimenté de longue date - les chercheurs ont déjà produit un froid proche du zéro absolu - plusieurs innovations rendent le procédé capable de s'introduire dans les appareils domestiques . La plus significative réside dans le remplacement des larges aimants supraconducteurs par de simples aimants permanents pour produire un effet magnétocalorique.

Cet effet se traduit par l'échauffement d'un matériau sous l'effet d'un champ magnétique. Pour cela, les chercheurs utilisent une poudre de gadolinium, une terre rare qui s'échauffe lorsqu'elle est exposée à un champ magnétique... et refroidit lorsqu'elle s'en éloigne.

Le principe du réfrigérateur magnétique fait appel à une conception de type rotative. Un disque, de la taille d'un CD-Rom, dispose de segments qui contiennent une poudre de gadolinium. En passant devant l'aimant permanent, les atomes du gadolinium s'alignent et dégagent de la chaleur, évacuée par un circuit d'eau. En quittant le champ magnétique, le processus s'inverse : le matériau refroidit, et absorbe les calories d'un second circuit d'eau utilisé pour refroidir le compartiment du réfrigérateur.

Le mécanisme est compact, silencieux, quasiment sans vibration et surtout, exempt de gaz destructeur de la couche d'ozone. De plus, la seule énergie requise est celle nécessaire pour faire tourner le moteur et les pompes à eau.

Parallèlement à cette démonstration, les chercheurs ont développé un procédé de production en quantité industrielle d'un alliage à base de gadolinium de qualité standard (et non plus ultrapure). Ce procédé et l'aimant permanent font l'objet de brevets.

Prudents, les chercheurs projettent d'effectuer encore de nombreux tests pour mesurer les avancées réelles procurées par ces améliorations.  Lire le communiqué

Philippe Beaufils

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