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Freescale : fin de la production mais R&D conservée à Toulouse

Mathieu Brisou

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Freescale : fin de la production mais R&D conservée à Toulouse

© Freescale Semiconductor

Implantation de la marque la plus importante d’Europe, l’usine Freescale de Toulouse ne produira plus de composants faute de repreneur. Les acticvités de R&D sont maintenues.

S’étendant sur 20 hectares, le site Freescale Semiconductor (ex Motorola) de Toulouse pilote diverses activités à l’échelle mondiale ou européenne pour le groupe. La décision d’y cesser toute production vient d'être annoncée.

Ces installations sont notamment connues pour la conception et la production de circuits intégrés analogiques, de puissance ainsi que de puces destinées aux infrastructures de télécommunication. L’obsolescence technologique des produits et l’incapacité d’investir sur les unités de production sont mises en avant par la direction du groupe américain.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait tenté de sauver l’usine en tablant sur la mise en place d’une structure centrée sur le nitrure de gallium. L’échec du projet a été confirmé par Robert Castagnac, commissaire du Redressement productif en Midi-Pyrénées depuis le début du mois de juillet. D’après lui, Freescale s’est engagé à ce que les salariés licenciés soient tous reclassés de façon « pérenne ».

La production sur le site de Toulouse concerne 820 personnes. D’après la direction, environ 280 ont déjà une solution de reclassement (une cinquantaine chez Airbus). Un peu moins de 400 personnes recevront donc une lettre de licenciement courant août. Les autres, environ 140 salariés seront notamment chargés du démantèlement des installations, les machines-outils ayant été mises en vente et l’arrêt de la production étant programmé pour le 10 août prochain.

Pour autant, Freescale Semiconductor maintient les activités de recherche et développement à Toulouse: 500 personnes resteront sur place. Pour rappel, l’équipe cible plus spécifiquement les marchés automobiles, industriels et grand public. Défini comme centre d’excellence en analogique à l'échelle du groupe, le site a créé des partenariats avec le CNES sur la fiabilité des composants et sait travailler avec le LAAS du CNRS, des écoles d’ingénieurs et des universités.

Le maintien d’une telle filière de recherche à Toulouse ne peut que conforter Intel qui y a inauguré en mars 2012 son centre de recherche dédié aux smartphones, centre regroupant environ 200 ingénieurs dont une centaine d’ex Freescale Semiconductor

Mathieu Brisou

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