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François d’Aubert lance le programme Nanosciences - Nanotechnologies

Industrie et Technologies
Le ministre délégué à la recherche a présenté jeudi le programme Nanosciences-Nanotechnologies, l’un des projets clés de la future Agence Nationale de la Recherche. 70 M€ par an y seront consacrés.

Le programme Nanosciences-Nanotechnologies sera coordonné par l’Agence Nationale de la Recherche, pour une durée de trois ans. Le ministère chargé de la Recherche double son effort financier, qui passe de 30 millions d’euros à 70 millions d’euros par an dès 2005.

Il sera mis en œuvre dans le cadre d’un réseau d’innovation technologique, le Réseau National en Nanosciences et en Nanotechnologies (R3N).

Les objectifs principaux de ce programme sont :
- le financement de plates-formes scientifiques et technologiques (« grandes centrales »),
- le financements des meilleurs projets académiques, mettant en réseau les laboratoires académiques,
- le financement des meilleurs projets en partenariat, mettant en réseau des laboratoires publics, des centres de recherche privés de grandes entreprises et des PME innovantes.

 Les actions du R3N

Le R3N définira les grandes priorités de recherche sur lesquelles il concentrera son effort.

Il lancera, dès le début de l’année 2005, des appels à projets portant sur ces domaines de recherche définis au sein des trois champs scientifiques et technologiques du secteur : nanobiosciences, nanomatériaux et nanocomposants électroniques.

Le R3N coordonnera la réflexion sur les problématiques éthiques et sanitaires liées au développement et à l’emploi de nanotechnologies, notamment dans le domaine des nanopollutions et des nanopathologies induites.

Il mènera également une activité d’observatoire des meilleures pratiques internationales.

Enfin, il assurera la dimension européenne du programme, en se donnant pour objectif précis la constitution dans le futur programme cadre européen d’un «ERA-net+», réseau européen de projets de recherche financés par l’Union Européenne.

L’organisation du R3N

Le réseau associera, dans une même structure, les acteurs de la recherche fondamentale et de la recherche technologique, autour des thématiques des nanosciences et des micro et nanotechnologies, ce qui permettra d’anticiper le rapprochement attendu, à moyen terme, d’approches «bottom-up» et « top-down».

Pour assurer la synergie entre les milieux académiques et industriels, un président du réseau, issu du monde industriel, et deux vice-présidents, issus des établissements publics de recherche, seront nommés par le Ministre délégué à la Recherche d’ici le début de l’année 2005.

Ils seront chargés de mettre en place le comité d’orientation et les instances du réseau, en relation avec le ministère délégué à la Recherche, l’Agence Nationale de la Recherche, les organismes de recherche, les acteurs industriels et tous les partenaires concernés.

Les instances de pilotage seront constituées de chercheurs reconnus du domaine des nanosciences et de représentants d’entreprises productrices et utilisatrices de micro-nanotechnologies.


Les nanosciences et les nanotechnologies dans les organismes de recherche

Parallèlement, les organismes s’associent au programme lancé par le ministère.

En 2005, le CNRS recrutera dans le domaine des nanosciences et des nanotechnologies :
- une trentaine de chercheurs, au niveau « chargés de recherches »,
- une vingtaine de techniciens et ingénieurs
- et environ vingt-cinq post-docs.
Il attribuera également une douzaine de bourses de docteurs-ingénieurs.

Le CEA, de son côté, consacrera, dès 2005, 16 millions d’euros supplémentaires aux recherches sur les technologies 300 mm («Nanotec 300»).

Au cours de l’année 2006, le pôle MINATEC, dédié à la recherche en micro et nanotechnologies, regroupera 4000 personnes sur le site du CEA-LETI, pour un investissement total de 170 millions d’euros partagés entre le CEA, l’Etat et les collectivités.

Parallèlement, le CEA vient de lancer le projet « nanobio » en collaboration avec l’Université Joseph Fourier, et il assure le pilotage de « Nano2Life », premier réseau d’excellence européen en nanobiotechnologies reconnu par la Commission européenne dans le cadre de son 6ème Programme cadre de recherche et développement technologique.

Ce réseau d’excellence et le projet de pôle « nanobio », lancés cette année, permettront de répondre aux besoins dans le secteur en croissance rapide des « nanobiosciences ».

Le rôle de l’ANVAR

L’ANVAR sera partie prenante du nouveau réseau. Elle interviendra également pour soutenir la création d’entreprises de croissance et d’entreprises issues de la recherche

Le flux de projets finançables par l’ANVAR dans les nanotechnologies devrait s’accroître significativement dans les prochaines années. Ces projets, portés par des PME ou des entreprises en création, risqués et coûteux en R&D car correspondant souvent à des ruptures technologiques, justifieront pleinement l’accompagnement sur fonds publics par l’agence.

Franck Barnu
(Source ministère de la Recherche)

Pour en savoir plus
-
Voir www.recherche.gouv.fr


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