Nous suivre Industrie Techno

Vidéo

Festivals : les drones s'invitent à la fête

CLAIRE LECOEUVRE

Sujets relatifs :

, ,
Festivals : les drones s'invitent à la fête

Vue par drone des vieilles charrues

L'été est aussi la période des festivals. Ces grands rassemblements mobilisent des technologies variées, que nous vous proposons de découvrir dans cette série. Focus aujourd'hui sur les vidéos par drones, qui donnent des images peu habituelles des scènes musicales. Mais la législation et le coût bloquent la propagation de cette technologie sur les pelouses des festivals.

Les drones envahissent les scènes musicales. A l’insu du Drones world tour lancé par le groupe Muse, les festivals français apprécient les images et les vidéos prises par des drones. Le festival Les vieilles charrues a testé le premier le concept en 2013 et continue depuis chaque année à filmer quelques images pendant les concerts.

 

Les Vieilles charrues 2013 avec Drone Media, Une Terre d'Images et Anima Video

Le festival Au Quart de Tours travaille, lui, avec la start-up Drone Contrast depuis 2014.

Dans bien d’autres pays, les drones sont déjà utilisés pour de multiples usages, à l’image de l’étonnant « OppiKoppi Beer Drone », un drone qui distribue des bières durant les concerts du festival Oppikoppi, en Afrique du Sud. Développé par la start-up sud-africaine Darwing Aerials, il s’accompagne d’une application pour commander les bières. Les canettes sont ensuite lâchées par le drone et descendent doucement grâce à un parachute. La précision de la zone de livraison reste cependant un problème.

Mais en France, le survol de personnes est réglementé. Il n’est pas facile d’avoir des autorisations et la distance est limitée. « Pendant le festival, quand nous avons des autorisations, il faut toujours être à plus de 30 mètres de distance à l’horizontale. Nous nous décidons à ne jamais aller à moins de 200 mètres, pour éviter le survol de personnes. Les conditions dépendent du festival. A Quart de Tours, nous sommes dans le centre-ville de Tours et nous avons une altitude de 50 mètres maximum en général », détaille Antoine Machon gérant de Drone Contrast, une société spécialisée dans les drones. Les prises de vues sont donc la plupart du temps en oblique et très générales. Elles sont surtout utiles pour la communication. Certains choisissent même plutôt les images prises avant que le public n’arrive, car cela ne nécessite pas d’autorisations de survol du public et cela permet de suivre l’évolution de la mise en place des chapiteaux, des scènes, etc. Un moyen de donner envie à l’avance aux festivaliers impatients.

Des vidéos à 360 degrés se développent aussi. Mais dans ce cas-là, le coût augmente grandement. « Pour la vidéo à 360 degrés, il faut six caméras au lieu d’une. Il faut que chaque Go-Pro se chevauche un peu pour le recalage des images », note le gérant de Drone Contrast. La question du coût est une vraie barrière pour utiliser les drones à plus grande échelle. « Les festivals sont souvent intéressés, mais les finances ne sont pas là. Avec un pilote, cadreur pour faire des vidéos, cela revient vite à 1200 euros par jour », conclut Antoine Machon.

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Notre-Dame, Sido, Stratolaunch… les meilleures innovations de la semaine

Notre-Dame, Sido, Stratolaunch… les meilleures innovations de la semaine

Quelles sont les innovations qui vous ont le plus marqués au cours des sept derniers jours ? Cette semaine, vous avez apprécié[…]

Les préconisations du rapport Bonnell-Simon pour faire de la France un champion de la robotique

Les préconisations du rapport Bonnell-Simon pour faire de la France un champion de la robotique

Sido, drone martien, particules robotiques... les innovations qui (re)donnent le sourire

Sido, drone martien, particules robotiques... les innovations qui (re)donnent le sourire

Des particules robotiques qui collaborent

Des particules robotiques qui collaborent

Plus d'articles