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Festivals : Des bracelets pour le paiement dématérialisé

CLAIRE LECOEUVRE

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Festivals : Des bracelets pour le paiement dématérialisé

Les bracelets de paiement dématérialisé MyBee s'utilisent sur les stands de festivals

© info@rvjrphotography.com

L'été est aussi la période des festivals. Ces grands rassemblements festifs s'ouvrent peu à peu à l'usage de technologies variées, que nous vous proposons de découvrir dans cette série. Zoom aujourd'hui sur les bracelets pour le paiement dématérialisé utilisant la technologie RFID. Les nouvelles solutions ne se servent pas du réseau pour éviter les risques de saturation.

Partir à un concert sans sac ni portefeuille, le rêve. Le paiement dématérialisé se développe de plus en plus sur les pelouses des festivals. Deux start-up ont lancé chacune de son côté le concept en 2010. La marque MyBee, de PayinTech et Nemopay, racheté par Weezevent ont toutes les deux été pensées par des étudiants. C’est ainsi que les traditionnels bracelets de festivals se sont vu ajouter une puce RFID. Cette technologie d'identification automatique utilise le rayonnement radiofréquence, et permet de communiquer avec un terminal, ici une caisse enregistreuse ou un smartphone. Les informations liées à l’utilisateur – quantité d’argent choisie, âge, adresse… – sont encodées sur la puce. Le festivalier recharge son bracelet avec la somme qu’il désire sur Internet ou à des bornes, puis paie en passant le bracelet sur le terminal. L’échange fonctionne à moins de 10 cm grâce à la NFC, la communication dans un champ proche. La solution logicielle installée sur la caisse gère les informations entrantes et sortantes. Les informations passent par un serveur pour vérifier les transactions.

L’un des problèmes de la solution est la saturation du réseau qui peut faire planter le système. We love green et Garorock ont ainsi connu de telles défaillances. PayinTech a développé sa solution pour éviter ce type de bug. « Notre solution est indépendante du réseau, détaille Frédéric Bourdon. Nous encryptons les informations sur chaque bracelet, ce qui décentralise la gestion. Les données et statistiques sont récupérées à divers moments quand les terminaux rencontrent du réseau. Pour une infrastructure fixe, la configuration se fait une fois par semaine ».

Si le cashless libère les poches des festivaliers, il permet aux organisateurs de récupérer de nombreuses données sur les participants. D’où viennent les festivaliers, ce qu’ils écoutent, dans quels stands ils se rendent, ce qu’ils boivent ou mangent et en quelle quantité, etc. Ces informations permettent de proposer des offres commerciales ciblées et peuvent être revendues aux sponsors.

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