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Faut plus mégoter

Jean-François Preveraud
Faut plus mégoter

Eviter la pollution de l'environnement

© DR

Après de nombreuses villes, c’est au tour de Rennes d’essayer d’endiguer le flot de mégots de cigarettes qui envahit les espaces publics notamment devant les terrasses de cafés, les abribus et les immeubles de bureau. Car force est de constater que bien peu de nos concitoyens fumeurs jettent leurs mégots dans les cendriers prévus à cet effet. On les retrouve alors entre les pavés de la chaussée, sur les trottoirs, aux pieds des arbres, bref dans des endroits d’où il est difficile de les extraire, si ce n’est manuellement.

La capitale de la Bretagne lance donc une campagne d’information, ainsi que l’installation de 110 nouveaux cendriers dans les rues à proximité des lieux très fréquentés et la distribution de 4 000 cendriers de poche aux fumeurs. Avant d’envisager des moyens plus coercitifs.

Un problème de salubrité publique de taille à l’échelle de la France, puisque l’on estime que cette pollution représente 845 000 tonnes de déchets par an. Il faut dire qu’il s’est vendu et donc fumé 53,7 milliards de cigarettes en France en 2011, soit 1 725 par seconde. Des déchets qui dans la nature mettent de 1 à 3 ans à se dégrader, tout en sachant qu’ils libèrent alors tous les produits toxiques accumulés dans le filtre. Inquiétant quand on sait que la fumée de cigarette contient 4 000 substances chimiques, dont 250 sont nocives et 50 cancérigènes.

Une toxicité dont la faune aquatique fait les frais, car un mégot fini souvent dans les égouts où il peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau. Des expériences menées à l’Université de San Diego ont montré qu’il suffit de 1,1 mégot comportant encore un peu de tabac par litre d’eau, pour tuer en moins de 96 heures 50 % des poissons placés dans un aquarium.

Le ramassage des mégots est donc un vrai problème de santé publique auquel doivent faire face les municipalités, pour éviter que via les égouts ils n’atteignent les stations d’épuration. Fini les mégotiers qui ramassaient les bouts de cigares dans les caniveaux pour en confectionner de nouveaux. Aujourd’hui ce sont les fabricants d’équipements de voirie qui commencent à proposer des solutions. C’est le cas par exemple de Woortex qui présente un aspirateur de voirie, fruit de l’association d’un bloc d’aspiration thermique Stihl et d’un bac à déchets Plastic Omnium de 120 litres. Un produit qui devrait faire un tabac.

Et ça c’est nouveau !

Jean-François Prevéraud

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