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FastWorks : la conception en mode start-up de General Electric

FastWorks : la conception en mode start-up de General Electric

Une gamme de disjoncteur conçue en moins de 2 ans.

© General Electric

En marge de la Foire de Hanovre, General Electric a présenté un nouveau disjoncteur intelligent. Outre ses capacités de communication et d’autodiagnostic, celui-ci a été conçu en un temps record grâce à des méthodes de développement agiles et le recours à un double numérique. 

A l’occasion de la Foire de Hanovre, grand-messe dédiée aux innovations industrielles qui se tient en Allemagne jusqu’au 29 avril, General Electric a levé le voile sur un nouveau produit : GuardEon, une plate-forme de disjoncteurs communicants qui peuvent être utilisés dans le monde entier.

Dédié en particulier aux industries pétrolière, minière, à la construction navale et aux Data Centers, le dispositif embarque notamment des outils de diagnostic qui lui permettent de surveiller son état de santé mécanique et électrique et ainsi d’offrir des fonctionnalités de maintenance prédictive. Grâce à des capteurs de type Rogowski et des algorithmes développés par GE, le dispositif est en mesure, par exemple, de signaler de manière très précise qu’il arrive à la fin de sa durée de vie. De quoi éviter une panne imprévue et de prévenir les opérations de maintenance, plutôt que de les subir.

Les clients intégrés dès la conception du produit

Outre ses capacités communicantes et ses fonctions de maintenance prédictive, l’intérêt de ce nouveau disjoncteur repose sur sa conception. GuardEon a été développé selon une méthode baptisée, en interne, FastWorks. « Nous avons essayé de travailler comme une start-up. Nous avons été en constantes interactions avec plus d’une centaine de clients à travers le monde », explique Yorick Arlen, chef de produit de la division GE Industrial Solutions pour la région EMEA. Les clients ont ainsi été intégrés dès les premières ébauches et leurs avis ont pu être pris en compte dans le développement du produit.

Ces nombreux allers-retours ont, par exemple, permis d’ajouter une face avant rotative. «Quand le produit est monté horizontalement cela permet de tourner les indications de la face avant pour faciliter leur lisibilité. C’est tout bête, mais il fallait y penser », commente Yorick Arlen. Le groupe a également décidé d’installer deux laboratoires, l’un pour la conception, l’autre pour la fabrication, au même endroit pour faire travailler ensemble les deux équipes. « Elles ont travaillé main dans la main de manière à ce que dès la conception, on pense à l’optimisation de la fabrication », raconte Yorick Arlen.

Un "digital twins" pour accélérer les cycles de développement

Par ailleurs, les équipes de GE ont collaboré avec l’Université du Connecticut et les chercheurs du GE Global Research Center, situé dans l'Etat de New York, pour concevoir le double numérique du disjoncteur. Son "digital twins" dans le jargon. « Cela nous a permis de modéliser très rapidement le produit, d’apporter des modifications, et de travailler sur des cycles beaucoup plus courts que si nous avions été obligés de faire des prototypes physiques », explique Yorick Arlen. Deux années ont été nécessaires pour passer de la feuille blanche à la présentation du produit à Hanovre. « C’est un délai particulièrement court pour le développement d’un disjoncteur car énormément d’éléments de sécurité doivent être intégrés », assure-t-il.

Concernant la production, celle-ci s’effectuera dans une nouvelle usine située aux Etats-Unis, dont le nom et l'emplacement précis sont encore tenus secrets. « C’est une usine qui vient de sortir de terre, où il y a beaucoup plus d’automatisation, de robotique et de suivi numérique du process afin d’augmenter la fiabilité du produit », précise tout de même Yorick Arlen. Des informations qui laissent supposer que GE devrait bientôt inaugurer une nouvelle usine après l’inauguration, le 22 avril dernier, de sa première usine digitale, la Advance Manufacturing Works (AMW) basée à Greenville, en Caroline du Sud.

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