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Face aux défis de l'économie circulaire, le recyclage chimique monte en puissance

Face aux défis de l'économie circulaire, le recyclage chimique monte en puissance

En adoptant la loi sur l’économie circulaire, la France prévoit, entre autres, de recycler 100 % des plastiques d’ici à 2025. Un objectif ambitieux qui pousse les industriels à se tourner vers les solutions chimiques.

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a été définitivement adoptée par le parlement le 30 janvier. Visant à « redéfinir nos modes de consommation » et à impliquer davantage les industriels dans la mise en place d’une économie favorisant le recyclage et le réemploi, le texte, porté par le ministère de la Transition écologique et solidaire, contient certaines mesures fortes comme l’interdiction progressive des emballages plastiques à usage unique d’ici à 2040 et l’incitation à « tendre vers un objectif de 100 % de plastiques recyclés d’ici à 2025 ». Objets de vifs débats en fin d’année dernière, ces mesures aux échéances proches apparaissent bien ambitieuses. Tant au regard de la situation actuelle du recyclage que des capacités technologies du secteur.

En matière de recyclage des plastiques, la France est bien loin des 100 %. Selon les chiffres 2018 présentés mi-janvier par l’organisme européen PlasticsEurope, qui regroupe les principaux producteurs de matières plastiques, le taux de recyclage n’est que de 24,2 %. Ce qui signifie que plus des trois quarts des déchets plastiques collectés sont soit incinérés pour être valorisés en énergie, soit mis en décharge. Certes, l’Hexagone est un mauvais élève par rapport à ses voisins européens – le taux de recyclage moyen de l’Union est de 32,5 % (+ 1,4 point par rapport à 2016) –, mais les meilleurs sont, eux aussi, loin des 100 %. La Norvège, avec 45%, se classe en tête, et un seul autre pays dépasse les 40 %.

Les limites du recyclage mécanique

Si les plastiques sont en théorie intégralement recyclables, la pratique se heurte à un obstacle de taille : les limites du recyclage mécanique face à la multiplicité des matières en circulation. Le recyclage s’effectue selon un tri des différentes familles de plastiques (polyoléfines, polyesters, polyamides…) qui commence avec la collecte sélective auprès des ménages et se poursuit à l’aide de technologies comme le tri optique, le tri par flottaison dans le cas des bouteilles, ou encore le tri densimétrique. Ces étapes permettent d’obtenir différents ensembles de déchets, chacun étant relativement homogène en termes de matériau, qui sont ensuite broyés, fondus et extrudés pour retourner à l’état de granulés. Ceux-ci seront utilisés soit tel quel par les plasturgistes, soit, le plus souvent, en mélange avec du polymère « vierge ».

Encore faut-il que la qualité des granulés soit suffisante, c’est-à-dire que le tri ait été efficace. Or il relève parfois du casse-tête. « De nombreux produits et emballages sont souvent composés de plastiques multicouches, mêlant intimement différentes matières et rendant la séparation impossible. Par ailleurs, la présence de pigments pour la coloration ou d’additifs – plastifiants et stabilisants pour conférer certaines propriétés au matériau – vient perturber les flux et la qualité de la matière en sortie de centre de recyclage », pointe Fabrice Bertoncini, le responsable du programme de recherche et[…]

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