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Fabien Guillemot imprime en 3D des tissus vivants !

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Fabien Guillemot imprime en 3D des tissus vivants !

Sa start-up Poietis a lancé une plate-forme qui imprime des tissus biologiques avec une résolution cellulaire. Au-delà de la cosmétique, Fabien Guillemot veut étendre ses applications à la médecine régénérative.

Il en sourit encore. « Imprimer de la peau en 3D ? Aujourd’hui encore, c’est perçu comme de la science-fiction. Mais à l’époque, on passait vraiment pour des fadas », raconte Fabien Guillemot en sirotant son café. Chemise blanche impeccable et valise à bout de bras, l’ancien chercheur sillonne les conférences et multiplie les rendez-vous, qui noircissent son agenda. Le cofondateur de la start-up girondine Poietis, spécialisée dans la bio-impression laser de tissu biologique, n’a rien oublié de ses débuts. « Il y a douze ans, un seul laboratoire en France s’intéressait à la bio-impression. Quant au terme, il n’existait même pas ! » Il s’agissait du laboratoire de bio-ingénierie tissulaire Biotis, une unité mixte de recherche Inserm-université de Bordeaux. Fabien Guillemot l’intègre en 2001, après un doctorat en sciences des matériaux à l’Insa de Rennes. Il y sera recruté en 2005 pour mettre au point la bio-impression laser. Cette technologie, plus rapide et plus précise que les méthodes d’ingénierie tissulaire, consiste à appliquer des impulsions laser à la surface d’une « encre » constituée d’une suspension de cellules pour les positionner selon un motif qui donne au tissu sa fonctionnalité.

En 2010, l’équipe de Fabien Guillemot remporte une première manche en imprimant in vivo un tissu osseux sur l’os d’une souris. Et dépose un brevet. « Mais quatre ans plus tard, mon projet était toujours évalué comme risqué », rappelle le quadragénaire. Dépité, celui qui percevait aussi dans la recherche « une opportunité de voyager » s’envole pour Harvard. Il revient en France six mois plus tard, stimulé, et s’inscrit au concours « Idée à créer », lancé par l’université de Bordeaux. Nullement essoufflé, il enchaîne ensuite les concours nationaux d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes en 2013 et l’I-Lab Challenge en 2014. À chaque épreuve, il décroche les lauriers et… une aide financière afin de mener son projet à terme. « Quand on développe une technologie, c’est dans l’idée qu’elle soit appliquée un jour. Et la meilleure façon d’y arriver reste de la confronter au marché », explique-t-il.

Pas de greffe humaine avant 2020

Le projet est désormais hébergé au sein de l’incubateur régional d’Aquitaine. Des débouchés potentiels dans le secteur de la cosmétique sont identifiés. « Toutefois, il s’agissait d’imprimer de la peau, alors que nous travaillions sur la réparation des tissus osseux », précise Fabien Guillemot. Qu’importe. Le scientifique a « pris goût à l’affaire » et n’hésite pas à bifurquer pour suivre la[…]

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