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Ericsson va implanter en France un centre de R&D dédié à la 5G

MANUEL MORAGUES

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Ericsson va implanter en France un centre de R&D dédié à la 5G

© Ericsson

L'équipementier télécoms Ericsson a annoncé l'implantation d'un centre de R&D à Massy, dans l'Essonne. Jusqu'à 300 salariés y travailleront sur les logiciels et la sécurité de la 5G.

Ericsson a annoncé ce lundi 20 janvier la prochaine implantation d’un centre de R&D à Massy, dans l’Essonne, où est situé le siège social de la filiale française de l’équipementier télécoms. « Le site emploiera jusqu’à 300 salariés avec une montée en puissance progressive à partir de début 2020 », précise un communiqué de l’entreprise.

Le centre aura vocation à « soutenir le développement de la 5G en Europe », poursuit Ericsson. Ses travaux porteront d’abord sur les développements logiciels pour la 5G et la sécurité de la 5G. L’implantation au sein du pôle Paris-Saclay doit permettre à l’équipementier « d’accéder à un bassin de compétences important et de favoriser les collaborations industrielles et universitaires ».

Premier centre de R&D en France du finlandais

Ce sera aussi le premier centre R&D en France du suédois, qui revendique pourtant quelque 15 000 ingénieurs R&D en Europe répartis sur 18 centres. Ses rivaux, le chinois Huawei et le finlandais Nokia, ont a contrario déjà une forte activité de R&D dans l’Hexagone.

La bataille s’intensifie entre les trois premiers équipementiers télécoms de la planète à l’aube du déploiement de la 5G. Le suédois fait la course en tête avec 78 contrats commerciaux et 24 réseaux 5G opérationnels dans le monde, suivi par Huawei (65 contrats commerciaux) et Nokia (63 contrats commerciaux et 18 réseaux 5G opérationnels).

Bénéficier de la mise à l’index de Huawei

Les deux européens pourraient bénéficier de la mise à l’index de Huawei par les Etats-Unis, qui affirment qu’utiliser des équipements 5G de Huawei permettra le piratage des communications par le gouvernement chinois. Les Européens avancent en ordre dispersé sur le sujet et hésitent encore sur la conduite à suivre.

En France, la loi dite « anti-Huawei », adoptée à l’été 2019, instaure un régime d’autorisation préalable en matière d’installation d’équipements 5G par les opérateurs télécoms. Dans un entretien aux « Echos » paru ce 20 janvier, Guillaume Poupard, le directeur général de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), chargée de délivrer ces autorisations, a promis pour février « les premières autorisations et peut-être refus ».

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