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EPR de Flamanville : déclaré apte au service sous condition

EPR de Flamanville : déclaré apte au service sous condition

Dans l'enceinte de l'EPR de Flamanville

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a délivré mercredi 28 juin un avis positif sur l’aptitude au service de la cuve de l'EPR de Flamanville et de son couvercle, dont les marges de sureté sont toutefois réduites. Aussi, EDF devra procéder à des contrôles renforcés sur ces pièces, et s'il n'y parvient pas sur le couvercle, remplacer ce dernier plus rapidement que prévu.

C’est la délivrance pour EDF et Areva. L’Autorité de sureté nucléaire (ASN) a délivré sa conclusion mercredi soir. Cuve et couvercle de cuve sont déclarés aptes au service, suite à l’examen d’un rapport technique de l’IRSN, lundi et mardi 26 et 27 juin, par le groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaire (GP ESPN). L’ASN devrait ensuite définitivement confirmer en octobre cet avis favorable.

« Le fond et le couvercle de la cuve présentent des marges suffisantes vis-à-vis du risque de rupture brutale au niveau de la sûreté, » a détaillé Pierre-Franck Chevet, président de l’ASN. Ce qui ne veut pas dire que ces pièces (dans lesquelles la présence de carbone atteint localement 0,32%, pour une teneur attendue d’au maximum 0,22%) offrent les garanties attendues par des pièces sans défauts. « Ces marges sont réduites », a précisé Pierre-Franck Chevet.

Des mesures de contrôle supplémentaires

L’ASN enjoint donc EDF de mettre en place les mesures de contrôle supplémentaires nécessaires pour obtenir ces garanties. Or si ces mesures de contrôles sont simples à organiser pour le fond de cuve, elles le sont moins pour le couvercle, qui est traversé de trous pour faire passer les barres de commande. En fait, si EDF n’arrive pas à trouver le moyen pour faire ces contrôles de couvercle de cuve, il devra tout simplement le remplacer plus rapidement que prévu. En 2024, selon l’ASN. Cela correspond au temps de fabrication nécessaire d’un nouveau couvercle, qu’EDF a d’ailleurs anticipé en passant commande auprès d’Areva NP.

Mais l’électricien espère bien pouvoir montrer qu’il sera possible de contrôler comme il se doit le couvercle, ce qui rendrait nulle sa prescription de remplacement (environ 100 millions d’euros selon Laurent Thieffry, directeur du projet de l’EPR). Le feuilleton n’est donc pas totalement terminé mais en attendant, EDF peut respirer. L’EPR va pouvoir (enfin) être mis en fonctionnement fin  2018. En outre, le rachat de l’activité réacteurs nucléaires d’Areva par EDF, conditionné par la validation de la cuve, va pouvoir avoir lieu.

Schéma de la cuve et de son couvercle (IRSN)

 

 

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