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Engie choisit Thales pour faire face à une cybermenace galopante

Engie choisit Thales pour faire face à une cybermenace galopante

Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie, et Patrice Caine, PDG du groupe Thales, ont signé, ce mardi 30 août, un partenariat de cybersécurité.

© Juliette Raynal pour Industrie & Technologies

L’énergéticien Engie a officialisé, mardi 30 août, un partenariat avec Thales pour renforcer la sécurité de ses infrastructures informatiques. Ce partenariat mondial, d’une durée de 5 ans, consiste en la mise en place d’un centre opérationnel de cybersécurité. Aujourd’hui, plusieurs milliers d’équipements d’Engie sont supervisés par Thales. A terme, ce pourrait être plusieurs dizaines de millions d’objets connectés. 

1,5 milliard d’euros. C’est le budget qu’Engie a décidé de dédier sur trois ans aux solutions technologiques et digitales. Un montant qui révèle à quel point le numérique se trouve au cœur de la transformation qu’a entamée l’énergéticien. « Le digital se trouve à tous les étages de notre transformation », confirme, Isabelle Kocher, la directrice générale d'Engie, en évoquant  les nouvelles offres du groupe, son efficacité industrielle et son organisation interne. « Mais le digital ne fonctionne que s’il est sûr » poursuit-elle. Quelques semaines après avoir inauguré sa Digital Factory, Engie a donc, à nouveau, convié la presse ce mardi 30 août pour officialiser un partenariat de cybersécurité noué avec Thales. « Aujourd’hui, nous bouclons la boucle » résume la directrice générale.

Plusieurs milliers d'équipements d'Engie supervisés par Thales

Concrètement, ce partenariat mondial, d’une durée de 5 ans, repose sur la mise en place d’un centre opérationnel de cybersécurité (SOC). Celui-ci comprend trois composantes : d’abord, une détection 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 assuré par Thales à Elancourt. Ensuite, une capacité de deuxième niveau d’intervention, réalisée depuis Saint-Ouen par une équipe d’Engie. « Enfin, une fois qu’on a détecté une menace ou une tentative d’intrusion, ce sont les équipes opérationnelles qui assurent l’exécution du plan d’action pour que la menace soit circonscrite », détaille Yves Le Gélard, chief digital officer et directeur des systèmes d’information d’Engie.

Inauguré en mars dernier, le centre opérationnel de cybersécurité de Thales à Elancourt supervise 20 000 équipements d’une trentaine de clients, dont Engie. Sorte de tour de contrôle, le dispositif permet de traiter 3 milliards de logs par jour. « Pour un gros groupe industriel, on traite environ un milliard de logs et quelques dizaines d’incidents de sécurité par jour. Le processus de filtrage est drastique », assure Laurent Maury, vice-président en charge des systèmes d’information critiques et cybersécurité de Thales. Actuellement, plusieurs milliers d’équipements d’Engie sont supervisés par Thales. « Notre ambition, c’est que ce système soit aussi en charge de la sécurité de l’ensemble de notre stratégie en matière d’Internet des objets. Nous avons 21 millions de clients particuliers dans le monde. Si nos clients adhèrent à des offres comme les thermostats connectés, on peut se retrouver avec des dizaines de millions d’objets connectés à superviser » expose Yves Le Gélard. Le partenariat a donc été conçu pour pouvoir monter en charge.

L'intelligence artificielle pour lutter contre la cybermenace

Si Engie ne communique pas sur le nombre exact de cybermenaces auquel il doit faire face chaque année, le groupe reconnaît que le volume de ces attaques est en nette croissance et qu’il suit le rythme plus généralement observé en France (+ 51% en 2015) ou dans le monde (+38% en 2015). L’énergéticien mise donc sur l’expertise de Thales pour faire face à cette cybermenace galopante. Thales, dont l’activité cyber représente 500 millions d’euros par an, dispose de 2000 experts dans ce domaine. Son PDG, Patrice Caine, explique que l’activité duale du groupe (civile et défense) lui permet de maîtriser les dernières technologies de pointe. « Il y a un continuum entre la cyberdéfense et la cybersécurité. Et, lorsqu’on regarde les OIV, le niveau d’exigence tutoie le niveau d’exigence de la défense », assure-t-il. Pour gagner en efficacité, l'industriel utilise notamment les technologies d’intelligence artificielle, et plus particulièrement les algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning) et d’apprentissage profond (deep learning).

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