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Energy Observer met les voiles vers le nord de l'Europe

Energy Observer met les voiles vers le nord de l'Europe

Energy Observer effectue sa première navigation avec des ailes Oceanwings sur le port d'Amsterdam.

© Energy Observer - Marta Sostres

Le 18 avril, le bateau Energy Observer s’est équipé d’ailes Oceanwings pour aller plus vite et produire de l’hydrogène en navigant. Elles seront testées cette année durant l'odyssée qui mènera le navire vers les mers du nord de l’Europe.

Sorti de l’eau en décembre 2018, le bateau Energy Observer s’est transformé pendant l’hiver. Remis à l’eau à Saint-Malo le 7 mars dernier avec une chaîne hydrogène optimisée et de nouveaux modules photovoltaïques, il a achevé sa mutation au port d’Amsterdam le 18 avril en s’équipant de deux ailes Oceanwings. Remplaçant deux éoliennes verticales testées auparavant, celles-ci permettront d'augmenter la vitesse du navire, de réduire la consommation de ses moteurs électriques et de produire de l'hydrogène par électrolyse de l'eau de mer pendant la navigation - chose qui n'était possible que lors des escales auparavant.

Hautes de 12 mètres pour une surface de 32 m², elles sont autoportées, rotatives à 360° et automatisées. « Chaque aile est équipée de capteurs reliés à une intelligence embarquée qui analyse les conditions environnementales et lui permet de s’y adapter », lisait-on dans un communiqué des Constructions industrielles de la Méditerranée (Cnim) le 13 décembre dernier. Le groupe a développé et produit à La Seyne-sur-Mer (83) les ailes imaginées par VPLP Design. Habillées actuellement d’un tissu Hydranet, en polyester haute performance, elles pourraient plus tard être équipées de panneaux photovoltaïques souples pour produire de l’énergie.

Après un premier prototype de 8 mètres testé sur un trimaran en 2017, le démonstrateur sur Energy Observer part affronter les mers du nord de l’Europe pendant l’année 2019. Mais Cnim et VPLP Design voient déjà plus loin en envisagent les marchés du yachting, du transport maritime et du nautisme.  A la clé : une forte réduction de la consommation énergétique des bateaux selon eux. « D’après des simulations réalisées sur un panel très large de bateaux, les résultats sont extrêmement prometteurs : de 18 à 42 % de dépenses énergétiques en moins », indique un communiqué.

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