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Energie renouvelable : finie l'intermittence !

Energie renouvelable : finie l'intermittence !

Puiser dans toutes les matières organiques

© DR

Produire une électricité locale, renouvelable... et stockable : c'est le projet bâti autour du français Finaxo. Spécialiste de la pyrolyse, il s'est associé à des anglais, italiens et canadiens. Leur idée ? Combiner recyclage des déchets, énergie solaire, voire éolienne, avec le stockage d'énergie sous forme d'air comprimé. Un partenariat présenté cette semaine sur le salon Pollutec.

Graal du monde de l'électron ? Une source d'électricité autonome, locale, à base d'énergie renouvelable et stockable. C'est l'ambition d'un partenariat industriel international présenté sur le salon Pollutec. Son but : produire de l'électricité à partir de déchets organiques, complétés par du solaire, voire de l'éolien. Et stocker l'énergie sous forme d'air comprimé.

Entre 450 et 900°C

Le procédé s'articule autour de 4 étapes :
 

  1. Des déchets carbonés sont convertis en électricité par pyrolyse (gazéification en absence d'oxygène et à une température entre 450°C et 900°C). La ressource ? Toute matière organique : boues ; plastiques ; biomasse ; pneus ; papier ; lisier...
     
  2. Cette ressource est associée à de l'électricité solaire (photovoltaïque, éventuellement thermodynamique), voire éolienne.
     
  3. L'électricité ainsi produite alimente un compresseur. L'air comprimé est stocké à 400 bars.
     
  4. L'air est enfin détendu dans un moteur, pour produire de l'électricité au rythme des besoins.
     

Billes en acier

Ce projet associe des briques technologiques matures. Il s'articule autour de la technologie de Finaxo. Le français a conçu un procédé de gazéification utilisant des billes en acier. Elles sont chauffées entre 700°C et 1 000°C, puis mises en présence des déchets carbonés séchés. L'opération produit un gaz, qui alimente une chaudière.

Ajouter du phytoplancton

Pour ce projet Finaxo s'est associé à l'anglais Air Power (compresseur et stockage par air comprimé), l'italien Corville (énergie photovoltaïque et thermique) et le canadien Wreg (ingénierie). Les 4 partenaires ont des projets concrets en vue (Chili, Italie, Roumaine, Canada et Afrique). Mais ils préparent déjà l'avenir. Leur idée serait d'ajouter du phytoplancton aux déchets carbonés, avant pyrolyse, pour améliorer le pouvoir calorifique de la matière entrante.

Thomas Blosseville

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