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En 2015, la mobilité se nourrira d'hydrogène et d'algorithmes

Philippe Passebon
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En 2015, la mobilité se nourrira d'hydrogène et d'algorithmes

Chez SAIC, une équipe 100% chinoise a élaboré un véhicule qui s’adapte aussi bien à une utilisation sur le sol que sur des surfaces verticales ou incurvées. Ainsi le véhicule a un matériau qui se tord et peu se garer verticalement sur les immeubles en s’ouvrant directement vers l’intérieur de la tour.

En ce début d'année, Industrie & Technologies a repéré pour vous les 15 leviers qui vont booster l'innovation en 2015. Ils ne sont pas tous au même degré de maturité mais tous tireront la créativité et l'inventivité des centres de R&D. Aujourd'hui, nous auscultons le sujet de la mobilité, qui se veut plus propre et plus autonome.

Pourquoi il faut la suivre en 2015 :

L’automobile n’a pas foncièrement changé au cours des 100 dernières années, et la grande majorité des véhicules du parc automobile actuel fonctionne avec un moteur à explosion à essence ou diesel, sous la forme de véhicules individuels. Mais les défis environnementaux et sociétaux du début du XXIe siècle pourraient changer la donne. Ils pourraient nous emmener à transformer les technologies grâce auxquelles nous nous déplaçons, pour lesquels les deux principaux challenges actuels sont la propulsion électrique et la conduite automatisée. Mais ils pourraient aussi transformer notre manière même d’envisager la mobilité.

En tout cas, les enjeux sociétaux liés à la mobilité seront plus que jamais d’actualité en 2015 notamment en France où se tiendra la 21e conférence climat, Paris Climat 2015. Les enjeux abordés via cette conférence sur l’évolution du climat ont tout à voir avec les enjeux liés à la mobilité : réduire les émissions de CO2 ; anticiper l’épuisement des énergies fossiles ; réduire les pollutions ; auxquels il faut aussi rajouter la nécessité de réduire les bouchons, réduire l’impact au sol des voitures en stationnement en ville, ou encore augmenter la sécurité des personnes transportées.

Des enjeux qui sont source de créativité pour les industriels et les collectivités. Ainsi parle-t-on de plus en plus d’économie de la fonctionnalité. L’idée est d’imaginer le véhicule du futur à partir des services qu’il rend et de sa fonction. Ainsi à PSA, Sylvain Alano, en charge de la direction scientifique et technologies futures, imagine sur un article du site inmvt.com, le véhicule du futur comme un vecteur indépendant –une plateforme- équipé d’un groupe motopropulseur: et dépouillé de ses fioritures. Le vecteur est capable d’emmener les passagers d’un point A à un point B. Sur ce vecteur peut se rajouter une cellule de vie, temporaire et totalement personnalisée. Selon Sylvain Alano, l’aspiration à la mobilité individuelle existera toujours dans 40 ou 50 ans, mais les véhicules ne seront plus nécessairement une propriété.

Ces prospectives sont symptomatiques des tendances actuelles qui visent à réduire les problèmes liés à l’automobile en ville (bouchons, stationnement, pollutions), et grâce auxquelles on parle de plus en plus d'autopartage ou de voitures automatisées. La résolution des défis cités plus haut ne dépend donc pas seulement des technologies à améliorer mais de notre manière d’envisager la mobilité.

Ces changements vont impacter de nombreux secteurs ou domaines technolgiques :

L'énergie : plusieurs types de vecteurs énergétique sont à l'étude pour imaginer les transports de demain :  hydrogène, électricité, biocarburants, voitures solaires, etc. Les réponses possibles sont nombreuses mais ne se valent pourtant pas toutes en termes de coûts environnementaux et industriels et l'année 2015 pourrait être l'année ou l'une des technologies prenne de l'avance sur les autres.

En 2015, on verra arriver aux Etats-Unis les premières Toyota roulant à l’hydrogène, puis un peu plus tard en Europe. Si leur commercialisation est un succès, elle devra être accompagnée par l’installation d’un solide réseau de bornes à hydrogène. En France, de plus en plus de bus et de camions vont également rouler au gaz naturel, tandis que Boeing comme Airbus ont rappelé cette année qu’ils travaillaient activement sur la production de nouveaux types de biocarburants. En décembre, Boeing a annoncé avoir effectué un vol avec un mélange de carburant contenant 15% de diesel vert, produit à partir d’huiles végétales, d’huiles de cuisson usagées et de déchets de graisses animales, et 85% de kérosène

Les technologies de l’information et de la communication : elles doivent permettre au conducteur, au véhicule et à l’environnement d’interagir de manière plus intuitive, tout en sécurisant les communications. Dans les villes intelligentes, les voitures opteront pour des solutions d’optimisation d’itinéraires en temps réel ou de stationnement intelligent. Mais il n’y aura pas que la voiture et le chauffeur qui deveindront plus connectés. La chaussée elle-même pourra intégrer des capteurs, comme ceux installés sur 9 sites du Grand Lyon, les capteurs Hikob, pour mesurer le plus tôt possible la présence ou non de verglas.

L’intelligence artificielle : elle déterminera le degré d’autonomie possible pour les véhicules de demain, mais pour lequel le choix résultera aussi d’une négociation avec ce que le public est prêt à accepter. Dès cette année, le modèle de voiture autonome de Google devrait rouler sur les routes de Californie du Nord. Pour des questions pratiques, de plaisir ou même de réglementation, la voiture intègre cependant encore un volant et des freins permettant de la conduire s’il le faut.

Les caméras et les capteurs qui permettent à la voiture autonome de Google de rouler toute seule se trouvent sur le toit, cachés dans un genre de gros gyrophare :

 

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