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EmTech France : les temps forts de la conférence en cinq tweets

Juliette Raynal
EmTech France : les temps forts de la conférence en cinq tweets

© Juliette Raynal pour Industrie & Technologies

Une conversation avec un avatar, une démonstration de matériaux intelligents, une main bionique Open Source, des nanorobots pour lutter contre le cancer ou dépolluer l’eau… Découvrez à travers cinq tweets, les moments clés de la conférence EmTech, qui se tient jusqu'à aujourd'hui à Toulouse.

La MIT Technology Review ne se lasse plus de l’Hexagone. Après avoir lancé, il y a trois ans, sa compétition Innovators Under 35, la revue organise à présent la première édition française de la conférence EmTech, dédiée aux technologies émergentes. L’événement a ouvert ses portes hier au Quai des savoirs, à Toulouse. Sur place, la rédaction d’Industrie & Technologies vous propose de découvrir les principaux temps forts de la manifestation en cinq tweets.

L’intelligence artificielle pour faire disparaître la technologie

 

 

« L’intelligence artificielle va permettre d’effacer la technologie ». C’est ce qu’a affirmé sur scène Rand Hindi, fondateur de la start-up Snips. L’entrepreneur a mis au point une application qui s’inscrit dans le principe du Context Awareness, ou la capacité d’anticiper l’action que souhaite réaliser une personne avec son environnement. L’objectif est de supprimer toutes les frictions générées par les objets connectés pour, à terme, oublier la présence de la technologie comme nous ne prêtons plus attention à l’électricité. Dans une logique de protection de la vie privée, les algorithmes d’intelligence artificielle de l’application tournent directement sur le mobile de l’utilisateur et non dans le Cloud. Autre précaution : le recours à la cryptographie homomorphe, qui permet de réaliser des opérations sur des données cryptées sans devoir les décrypter.

 

Des avatars intelligents pour prolonger la vie des individus

 

 

Brice Duncan a tenu sur scène une conversation pour le moins étonnante. Directeur de la Terasem Movement Foundation (organisation transhumaniste fondée par la chef d’entreprise transsexuelle Martine Rothblatt), ce spécialiste de l’intelligence artificielle a discuté avec l’avatar Bina48. Doté d’algorithmes de reconnaissance vocale, de visages et d’expressions faciales, cet étrange buste robotique est l’une des illustrations de l’initiative LifeNaut Project. Objectif : sauvegarder et télécharger l’histoire de chaque individu dans différents appareils (smartphone, ordinateur, robot) pour prolonger leur presence sur Terre. Brice Duncan pense également que les technologies d’intelligence artificielle pourraient constituter un outil précieux pour permettre aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer de reconnaître leurs proches.

 

Le Self-Assembly Lab veut programmer la matière

 

 

Skylar Tibbits, le directeur du Self-Assembly Lab, n’a pas pu se rendre à Toulouse, mais  il a donné à travers une vidéo captivante un aperçu des recherches menées au sein de son laboratoire basé sur le campus du MIT, à Cambridge (USA). Son équipe expérimente notamment le 4DPrinting, qui consiste à imprimer des matériaux intelligents dont les propriétés et la forme peuvent évoluer avec le temps. Son équipe a ainsi programmé des matériaux capables de changer à plusieurs reprises d’état (liquide – solide – liquide).  Le laboratoire a également collaboré avec les designers Christophe Guberan et Carlo Clopath pour créer une paire de chaussures qui prend forme toute seule à partir d’un textile actif et qui peut changer de structure à l’envie. L’ambition du laboratoire ? Programmer la matière elle-même et non plus uniquement les machines et les ordinateurs.

 

L’impression 3D pour réparer le corps

 

 

Nicolas Huchet a enfilé sur scène la prothèse de main Open Source qu’il a fabriqué lui-même au fablab de Rennes grâce aux techniques de fabrication additive. Le prototype présenté a coûté quelques centaines d’euros contre plusieurs dizaines de milliers d’euros pour les prothèses classiques. Des améliorations doivent toutefois encore être apportées pour miniaturiser et intégrer la batterie ainsi que les capteurs myo-électriques. Nicolas Huchet cherche également à travailler avec des biomatériaux pour améliorer le confort du dispositif. Mais le "bidouilleur 2.0" ne s’est pas uniquement concentré sur une prothèse de main. A travers son association Myhumankit, il entend créer un HandiLab. Il s’agit d’un atelier dans lequel seront développés, toujours en Open Source , quatre autres prototypes : un fauteuil roulant, une prothèse auditive, un outil pour ressentir les sons et enfin un gant spécifique pour guider les personnes malvoyantes.

 

Des nanorobots propulsés au sucre dans notre corps 

 

 

Samuel Sanchez aurait pu devenir un joueur de basket professionnel. Il a finalement choisi de se concentrer sur ses travaux de recherche et développe désormais des robots de taille nanométrique, qui carburent au sucre pour se déplacer dans des liquides, comme le sang. Basé à la fois à Barcelone et à Stuttgart, le chercheur planche actuellement sur plusieurs applications. La première consiste à utiliser ses nanorobots pour délivrer de manière extrêmement précise des médicaments dans le corps pour lutter contre le cancer. Une autre consiste à utiliser ce dispositif pour décontaminer de l’eau polluée.

Juliette Raynal à Toulouse

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