Nous suivre Industrie Techno

Emploi R&D : « Il y a une forte concurrence sur les profils experts en connectivité », Xavier Pacini, DRH ingénierie chez Renault

Emploi R&D : « Il y a une forte concurrence sur les profils experts en connectivité », Xavier Pacini, DRH ingénierie chez Renault

Renault R-Link 2 est au cœur même du véhicule connecté tel le nouveau Scenic

© Anthony Bernier/Prodigious Renaut

Le véhicule devient de plus en plus connecté. Les besoins en recherche et développement des constructeurs automobiles évoluent en conséquence. Les explications de Xavier Pacini, DRH de la fonction ingénierie chez Renault.

Renault voit-il de nouveaux besoins de compétences en R&D émerger ?

La R&D est ce que nous appelons chez nous l’ingénierie. Nous disposons de six centres technologiques –les Renault Technology Centers -  en Corée (RTK), en Espagne (RTS), en Inde (RNTBCI), en Roumanie (RTR), en Russie (RTRussia) et en Amérique du Sud (RTA), dans lesquels nous employons 5 000 personnes, en plus des 6 000 personnes qui travaillent en France.. Oui, nous avons des nouveaux besoins dans l’ingénierie. Nous observons une rupture dans les métiers du "connecté" : nous allons vers des véhicules plus en lien avec leur environnement. Le véhicule nous donnera accès à tout notre environnement, par exemple un magasin à proximité, les autres véhicules, les infrastructures, mais nous apportera aussi la connectivité à bord avec les équipements d'info-divertissement. 

Cette mutation, très liée aux innovations dans les technologies électroniques, implique trois compétences principales : le "hardware" (par exemple pour mettre au point des calculateurs ou des capteurs), les logiciels embarqués et, enfin , l' ingénierie système mettant à contribution les deux premières spécialités et qui permet de s'assurer que l'ensemble de ce qui est conçu est homogène et bien maîtrisé. Le métier de radariste par exemple, auparavant associé uniquement à l’aéronautique, est au cœur des travaux actuels sur l’automobile.

C’est à partir de ces métiers là que se construisent les véhicules de demain. Nous travaillons aussi avec Nissan sur le véhicule hybride. Celui-ci nécessite des compétences dans la performance énergétique, ou le contrôle moteur.  50 % de nos recrutements se font aujourd’hui dans ces métiers : connectivité, électronique, motorisations hybrides et électriques, nouveaux modes de mobilité et les services du futur.

Les ingénieurs français se distinguent-ils dans ces métiers ?

Les écoles d’ingénieurs françaises forment bien à tous ces métiers mais nous ne sommes pas les seuls à chercher, il y a une forte concurrence sur ces nouveaux marchés. Pour recruter les meilleurs ingénieurs, il nous faut être attractifs. Nous allons dans l’ensemble des écoles pour aller chercher les ingénieurs. Nous sommes également quasiment obligés de lancer des chasses spécifiques pour trouver des profils experts en connectivité, architecture électronique, architecture systèmes.

Comment favorisez-vous l’esprit d’innovation chez vos jeunes recrues ?

Le besoin d’innover s’accélère. Des entreprises qui n’étaient pas des constructeurs, comme Google, mettent la pression. Ce qui nous intéresse est la capacité d’entreprendre, dans une dynamique créative. Sur l’ensemble des centres Renault , nous avons développé des fablabs. Ils sont une forme de réponse à notre besoin de produire des innovations.Des cellules comme le Laboratoire Coopératif d’Innovation au Technocentre ou le Lab de l’Alliance dans la Silicon Valley cohabitent donc avec le "cœur" de notre activité. Nous offrons ainsi des outils avec lesquels les jeunes sont familiarisés. La jeunesse d’aujourd’hui est différente de celle d’hier et attend de s’épanouir et d’être dans un environnement collaboratif, formateur et multiculturel. Cette richesse de possibilités d’évolution dans un groupe comme Renault, dont l’innovation fait partie de ses gènes, fait partie des raisons pour lesquelles les jeunes diplômés nous recherchent.

 

 

De forts besoins dans le digital

En 2016, Renault annonce qu'il va recruter 220 personnes en R&D en France en CDD ou en CDI. Les profils recherchés que donne comme exemple le constructeur automobile sont caractéristiques de la transition que vit l'industrie autoomobile : Systèmes de contrôle et d’aide à la conduite, multimédia, architecture systèmes électroniques & applications, experts analyse chimique et matériaux, chefs de projet ditigal, big data, business intelligence, experts éclairage, développeurs innovation (refroidissement, display, électro chimiste…), concepteurs produit-process, experts systèmes de sécurité, mise au point, dépollution.

 

 

 

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Thales réalisera FLEX, le satellite qui observe la photosynthèse

Thales réalisera FLEX, le satellite qui observe la photosynthèse

En 2023, la mission Fluorescence Explorer (FLEX) de l’Agence spatiale européenne ira scruter la faible lumière infrarouge[…]

[Meilleures technos de l'année] Effervescence autour des vols spatiaux habités

[Meilleures technos de l'année] Effervescence autour des vols spatiaux habités

Sonde martienne, aile ionique, intelligence artificielle… les innovations qui (re)donnent le sourire

Sonde martienne, aile ionique, intelligence artificielle… les innovations qui (re)donnent le sourire

L’escorte CubeSats d’InSight remplit sa mission avec succès

L’escorte CubeSats d’InSight remplit sa mission avec succès

Plus d'articles