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Prix des ingénieurs de l'Année

Elle lit dans les cellules cancéreuses

GAËLLE FLEITOUR

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Elle lit dans les cellules cancéreuses

© Josh Edelson / AFP

Laura Sasportas a reçu le Prix d'ingénieur de l'année pour la R&D ainsi que le Prix spécial du jury.

Au sein du département de radiologie de l'Université de Stanford, l'étudiante en ingénierie biomédicale a consacré son doctorat à un projet d'imagerie moléculaire plusieurs fois primé : la métabolomique des cellules tumorales circulantes (CTC). Son idée : isoler puis spécifier les transformations biochimiques de cellules issues d'une tumeur ou de métastases.

Alors que la plupart des chercheurs étudient leurs caractéristiques génétiques, l'équipe de Laura Sasportas est la première à s'attacher à leurs propriétés métaboliques, et particulièrement au glucose, une molécule clé dans la prolifération des cellules cancéreuses. « Cette nouvelle façon de caractériser le cancer sera bientôt à la portée des médecins dans un simple échantillon de sang, estime Laura Sasportas. Les informations obtenues permettront de s'orienter vers un traitement personnalisé ».

Pour suivre l'évolution de ces cellules, Laura Sasportas innove dans l'imagerie en brevetant une nouvelle technologie : la microscopie par radioluminescence. Prochaine étape, une étude clinique sur des patients atteints d'un cancer du poumon... Une consécration pour cette fille de médecins, nourrie de cas de patients lors des dîners familiaux.

À la sortie du lycée, cette passionnée de mathématiques et de physique avait pourtant choisi Centrale Paris. Avec le regret de ne pas faire médecine... Elle suit un master en ingénierie biomédicale à l'École polytechnique fédérale de Zurich (Suisse), puis décroche un stage dans un laboratoire rattaché à la Harvard medical school et à l'Hôpital de Boston, où elle planche sur la neuro-imagerie. Le rythme est soutenu, mais c'est une révélation : « Je me suis dit que je voulais devenir chercheuse ! » La jeune française décroche en 2008 la bourse Fulbright, qui finance le doctorat d'étudiants étrangers aux États-Unis, avant de rejoindre le laboratoire du docteur Sam Gambhir, chef du département de radiologie de Stanford, qu'elle bluffe par son enthousiasme.

Son doctorat en poche depuis cet été, elle se voit bien poursuivre sa carrière au sein d'une Silicon Valley en perpétuelle ébullition. « À Stanford, qu'on le veuille ou non, tout le monde a un contact avec l'innovation et l'entrepreneuriat », confie la jeune femme, qui a également cofondé avec d'autres étudiants XeroDry, une start-up dans le domaine de la santé.

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