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Eliott Sarrey, 14 ans, repéré par Google (Alphabet) grâce à son robot jardinier

Juliette Raynal
Eliott Sarrey, 14 ans, repéré par Google (Alphabet) grâce à son robot jardinier

© Eliott Sarrey

Le collégien lorrain a été sélectionné pour participer à la finale du concours Google Science Fair. Il affrontera 19 autres jeunes scientifiques le 21 septembre prochain à Mountain View, en Californie. L’année dernière, Guillaume Rolland s’était également qualifié grâce à un prototype de réveil olfactif. 

Nous ne sommes que début août mais Eliott Sarrey, 14 ans, attend de pied ferme la rentrée. Le 21 septembre il se rendra en Californie, et plus précisément au siège de Google, enfin d’Alphabet. Eliott est le seul Français à s’être qualifié pour la finale 2015 du Google Science Fair, un concours mondial qui vise à récompenser les meilleurs scientifiques de moins de 18 ans.

Futur élève de 3au collège Jules Ferry de Neuves-Maisons en Lorraine, il a mis au point un robot jardinier qu’il a baptisé Bot2Karot. Modélisé en 3D, puis fabriqué à l’aide d’une fraiseuse et d’une imprimante 3D, le robot est capable de se déplacer entre les plots d’un potager constitué de bacs à fleurs et de chemins adaptés aux dimensions de l’engin, d’arroser, de biner et même de repiquer des plantes. « Tout est parti d’un problème familial. Par manque de temps, nous n’arrivions pas à nous occuper correctement de notre jardin. Je me suis donc inspiré des jeux de jardinage sur mobile », explique très sérieusement le collégien qui a découvert l’existence du Google Science Fair par hasard sur Internet. « Lorsque j’ai vu la vidéo de présentation du concours, je me suis dit que ce serait un moyen de donner une échéance à mon projet. Je me suis donc lancé dans l’aventure.»

Aujourd’hui, l’adolescent s’attèle à développer l’application mobile, qui doit permettre de programmer et de diriger à distance le robot. Pour l’heure, le prototype de Bot2Karot fonctionne à l’aide d’un câble d’alimentation, mais Eliott prévoit à terme d’ajouter une batterie et de placer des panneaux solaires sur le toit de la base de rechargement du robot. « Je songe également à relier le dispositif à un Arbre à vent » ajoute le jeune bidouilleur 2.0.  Imaginé par la start-up NewWind, il s’agit d’un arbre en acier avec des feuilles en plastique dotées de mini-éoliennes.

 

A Mountain View, le jeune Français devra tirer son épingle du jeu face à 19 autres candidats tout aussi ingénieux. Parmi les projets sélectionnés pour la grande finale, un dispositif innovant pour détecter les produits frelatés, un double condensateur passif pour fournir de l’eau potable, un cheval de Troie moléculaire pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer ou, encore plus original, un système pour transformer des plumes de poulet en matériau de stockage de l’hydrogène.

Mais Eliott n’en est pas à son premier coup d’essai. Sur sa page de présentation en ligne, il raconte être passionné d’ingénierie, d’informatique et de sciences. « Il y a un atelier chez moi. Depuis mon plus jeune âge, je bricole des petits bateaux, des arbalètes, je fais de la mécanique avec des Lego. Par la suite, j’ai fait un petit bras articulé sous Arduino, mais aussi de l’informatique. L’année dernière, je suis sorti victorieux d’un concours de création de jeux vidéo avec trois copains. Il y a deux ans, j’ai créé un moyen de protection des ruches contre les frelons asiatiques, une sorte de filtre « Happyculteurs », détaille-t-il. 

S’il décroche le premier prix, une enveloppe de 50 000 dollars, le collégien prévoit de partir étudier un an aux Etats-Unis pour devenir bilingue et découvrir la culture américaine. Commercialiser Bot2Karot ? Eliott n’en est pas encore sûr mais compte, dans tous les cas, finaliser son projet pour qu’il fonctionne correctement dans son propre jardin.

L’année dernière, Guillaume Roland, 17 ans, était le premier Français à s’être hissé en finale du concours. Il avait alors présenté son prototype de réveil olfactif. Désormais étudiant à l’université de technologie de Compiègne, il a récemment finalisé une campagne de crowdfunding sur Kickstarter. Elle lui a permis de récolter plus de 192 000 euros afin de commercialiser son fameux réveil, baptisé SensorWake.

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