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Élément clé : la capacité de débit

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Les filtres, les régulateurs et les lubrificateurs se déclinent en filtre-régulateur, filtre-lubrificateur et filtre-régulateur-lubrificateur éventuellement. Comment choisir ?

Le recours aux filtres se justifie aisément. Les risques de perturbations prennent en effet leur source dès l'entrée du compresseur. Dans l'air aspiré il y a toujours une présence d'eau et de poussières. Tous ces corps étrangers se retrouvent bien sûr dans le réseau d'air comprimé affecté d'un coefficient multiplicateur du processus même de compression. Il faut environ 8 m3 d'air ambiant pour produire 1 m3 d'air comprimé à 7 bars. La concentration en eau et en pollution est donc huit fois plus importante. Il s'y ajoute que, sous l'effet de la chaleur et de la compression, l'huile du compresseur a tendance à se décomposer en substances plus ou moins corrosives.

Tous ces éléments se combinent pour former un mélange agressif qui, en l'absence de filtre, pénètre dans les organes pneumatiques. En outre, les grains de poussière peuvent à la longue détruire des systèmes d'étanchéité et l'humidité est susceptible d'entraîner la corrosion des composants.

En éliminant l'humidité et les polluants avec ce qu'il est convenu d'appeler un "FRL" (filtre-régulateur-lubrificateur) avant utilisation, on évite donc bien des problèmes. Ici, l'aspect lubrification est de moins en moins essentiel. « Les pièces en contact ont des qualités de frottement meilleures qu'autrefois », explique Thierry Valet, responsable marketing produit d'Asco-Joucomatic.

En revanche, depuis quelque temps, la sophistication croissante des solutions pneumatiques s'accompagne d'exigences accrues. Il faut donc avoir de l'air filtré à des niveaux précis. Pour cette raison, les filtres-régulateurs sont plus utilisés que les lubrificateurs.

Précision et stabilité de réglage

Comment choisit-on un FRL ? Jean-François Louviot, directeur technique de Norgren, explique que le critère le plus important est la capacité de débit à perte de charges données. Il existe toutes sortes de produits sur le marché, notamment des appareils à gros orifices et de petite taille, ce qui est un comble. « Il faut savoir qu'à tailles d'orifices identiques, la capacité de débit passe du simple au triple », note-t-il encore.

Pour bien choisir, il faut également regarder la précision et la stabilité de réglage de la pression, le niveau de filtration et l'encrassement du filtre, lequel est directement fonction de sa surface. Les accessoires et la capacité de démontage sont aussi des arguments importants. De même, la présence de purgeurs semi-automatiques est de plus en plus appréciée.

Les demandes actuelles portent sur une plus grande compacité, mais aussi sur une augmentation de la capacité de débit à dimension donnée. Il faut que ce débit soit proche de celui de la canalisation de même passage de façon à optimiser le traitement. En résumé, l'utilisateur souhaite le débit maximum.

Une distinction est à faire entre les systèmes traditionnels et les installations haut de gamme. Dans une unité de production classique, on fait généralement appel à un système de conditionnement standard en privilégiant la robustesse et l'efficacité. Dans une application plus complexe, la mise en oeuvre d'unités paramétrées en fonction d'un cahier des charges sera privilégiée.

Le design est devenu un argument

À l'intérieur d'une gamme, les appareils se combinent presque toujours entre eux. Ainsi chez Asco-Joucomatic, les filtres-régulateurs, filtres-lubrificateurs et filtres-régulateurs-lubrificateurs présentent l'avantage d'être monoblocs. Filtres à particules, lubrificateurs, régulateurs de pression, répartiteurs de flux, déshydrateurs font le plus souvent partie de ces éléments modulaires associés à la demande. Quand la place est réduite, il est intéressant d'avoir une gamme mini, comme en propose Norgren ou Prevost. Pour faciliter la surveillance, la présence d'un manomètre est parfois exigée.

Le design est aussi devenu un argument, de même que le type de matériau utilisé. Certains produits ont des réservoirs métalliques renforcés. Il s'agit d'une évolution par rapport aux contraintes normatives, normes Atex. La cuve en plastique générait de l'électricité statique en fonction du volume de la cuve. On s'oriente donc vers des cuves métalliques plus faciles à gérer.

Le niveau de filtration est de 40 à 50 µm en standard. Cependant, il existe également des seuils plus faibles qui sont liés à différents marchés. Par exemple, l'électronique et les salles blanches.

Lorsqu'il faut un niveau de filtration plus fin, on choisit le principe de la coalescence. Pour toutes les utilisations, le besoin d'avoir une aide et une visualisation rapide du niveau de filtration et d'air utilisé existe toujours.

CE QUE DISENT LES NORMESIl existe quelques normes sur le traitement de l'air comprimé.

Les normes ISO 8573-1 correspondent à la qualité de l'air comprimé. Les différents polluants qui agissent sur la qualité de l'air sont abordés dans les parties 1 à 9. - Les filtres sont traités dans les normes ISO 5782-1 et -2, les lubrificateurs dans les normes ISO 6301-1 et -2 et les régulateurs dans les normes ISO 6953-1 et -2. Dans chaque cas, la partie -1 traite des caractéristiques et la partie -2 des essais.

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