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Electrotechnique - Enfin, un variateur de vitesse pour les « nuls » !

Rédaction Industrie et Technologies
Au delà des ses performances pures, l'ACS800 d'ABB se distingue par une extrême simplicité de mise en œuvre et de maintenance, même à 500 kW.


Si la variation électronique de vitesse pour moteurs asynchrones vous tente mais que vous reculez devant la relative complexité des convertisseurs de fréquence, surtout en forte puissance, l'ACS800 d'ABB Automation est probablement fait pour vous. 

Car plus simple, aujourd'hui, on ne trouve pas. « Grâce à la présence d'un assistant logiciel lors de la mise en service, les installateurs qui n'apprécient pas les manuels devraient même parvenir à s'en passer », affirme Philippe Brem, responsable Produits & Marketing d'ABB pour la vitesse variable.

Tout dépend, bien sûr, de la puissance du convertisseur retenu (entre 1,1  et 500 kW). Mais, grosso modo, l'installation et le réglage des paramètres de fonctionnement d'un ACS800 prennent moitié moins de temps que pour les appareils plus anciens. 

Après avoir détecté la première mise sous tension, l'assistant logiciel guide avec clarté l'utilisateur dans chaque étape de la mise en service. Il lui demande notamment des précisions sur les caractéristiques du moteur, sur la configuration des entrées-sorties et sur les données de l'application. De plus, il repère automatiquement la présence d'éventuels modules optionnels (coupleurs réseau ...).

Grâce à sa souplesse et à l'utilisation d'une micro-console détachable, la programmation à proprement parler (couple et vitesse) est, elle aussi, considérablement simplifiée. Cette programmation, dite adaptative, fait appel à des blocs fonctionnels dont l'assemblage sur mesure permet de réaliser à peu près n'importe quelle tâche. Toutes les opérations mathématiques et logiques classiques, ainsi que les temporisations, les interruptions, les comparaisons et les filtrages, sont disponibles. 

En option, l'outil logiciel DriveAP offre la possibilité de créer, de documenter et d'éditer les programmes sur PC, puis de les télécharger. Mais pour ceux qui, encore une fois, ne veulent pas se casser la tête, ABB a prévu cinq macro-programmes « passe-partout » (PID, régulation de couple...) ainsi que des logiciels « métiers » plus spécifiques (pour extrudeuses, machines textiles...).

Pour les petites puissances (dans le cadre d'une application basique), le temps consacré à la programmation peut ainsi ne pas dépasser 15 minutes. Pour les cas plus sérieux, autour et delà de 100 kW, l'installation et la mise en route ne prennent en tout qu'une petite matinée, sous réserve, toutefois, que les câbles d'alimentation aient été préalablement tirés. Jusque là, une journée complète était nécessaire.

Ce gain de temps ne repose pas seulement sur les facilités logicielles. Il faut aussi y voir les effets de l'intégration matérielle dont bénéficie ce variateur. Ainsi, les « selfs réseau », chargées d'éliminer les harmoniques, sont montées en standard, ce qui n'est pratiquement jamais le cas pour la concurrence. 

Cette particularité ne nuit d'ailleurs en rien à l'encombrement de l'ACS800, puisqu'il s'avère jusqu'à 50% plus petit que son prédécesseur l'ACS600 (avec lequel il est d'ailleurs compatible sur les plans électrique et logiciel et qu'il est, à terme, appelé à remplacer). 

Bien qu'optionnels, les filtres RFI, le hacheur de freinage, les extensions d'entrées-sorties, les modules de coupleur réseau et codeur, peuvent être embrochés (jusqu'au nombre de trois) à l'intérieur du convertisseur. Aucun espace ou câblage supplémentaires ne sont à prévoir.

Au delà de 90 kW, l'utilisateur peut aussi miser sur les avantages d'une structure dite auto-porteuse (ACS800-02), caractérisée par deux types de montage (« livre » ou à plat) et par l'utilisation d'un piédestal boulonné. C'est à ce dernier, qui sert de support mécanique au variateur, que les câbles sont raccordés. La connexion et le test des câbles étant effectués une fois pour toutes, les démontages et remontages de l'appareil sont grandement facilités en cas de panne.
Jean-Charles Guézel

LES PERFORMANCES
- Puissance comprise entre 1,1 et 500 kW
- Alimentation : 380 et 500 V (bientôt 200 et 600 V)
- Rendement : 98%
- Technologie DTC (contrôle direct de couple)
- Fréquence de sortie : 0 à 300 Hz
- Régulation de vitesse (statique) : 10% du glissement nominal du moteur en boucle ouverte, 0,01% de la - vitesse nominale en boucle fermée
- Régulation de couple : 4% à couple nominal en boucle ouverte, 1% en boucle fermée

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