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Electronica redonne du tonus à toute la filière électronique

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Munich, 12 au 15 novembre. Le plus grand salon mondial de composants électroniques a maintenu le cap face à la crise. Les perspectives de la filière n'y sont pas apparues catastrophiques et la manifestation a su habilement mettre en avant l

La vingtième édition de la biennale Electronica n'aura certes pas été la plus euphorique. 'Mais lorsqu'on a atteint le fond, il n'y a finalement plus grand chose à redouter', semblaient se dire les quelques 2900 fournisseurs (parmi lesquels 83 Français) de produits et de services pour l'électronique réunis à Munich, du 12 au 15 novembre dernier.

Des prévisions fournies par Reed Electronics Research et InStat MDR, faisant état d'une possible progression de 7% du marché mondial de l'électronique en 2003 (à 1337 milliards de dollars), n'ont d'ailleurs pu que leur donner du baume au cœur.

Quant au salon lui-même, loin de s'effondrer, il a à peu près réuni le même nombre de stands qu'en 2000 (1637 au lieu de 1666).

Dans ces conditions, il n'était pas question pour les organisateurs de céder au pessimisme. Bien au contraire, de nombreux événements ont été mis sur pied dans le but de détruire dans l'œuf tout signe d'essoufflement de la manifestation.

L'un des plus notables a été la tenue du Forum des utilisateurs de l'innovation automobile. A son issue, et en particulier à celle du congrès international PowerNet, on pouvait notamment retenir que les bus de puissance 42 volts étaient désormais 'prêts pour la production de masse'.

Une autre bonne nouvelle a été de constater l'excellente santé de l'électronique automobile. Selon le ZVEI (Zentralverband Elektrotechnik und Elektroindustrie), la valeur de cette électronique devrait avoir plus que doublé entre 1995 et 2005 (et même triplé pour ce qui concerne les seuls semiconducteurs), alors que la production de véhicules n'aura augmenté, elle, que de 25% dans le même laps de temps.

En tant que plus importante exposition mondiale de composants électroniques, Electronica n'aura pas failli non plus à sa mission de révélateur de tendances technologiques.

 A la question de savoir quels seront les futurs vecteurs de croissance de cette industrie, le salon a clairement répondu que l'un d'entre eux sera les Mems (Micro electro-mechanical systems). Particulièrement fêtés, ces derniers auront eu non seulement leur conférence technique mais aussi leur secteur réservé au sein de l'exposition. La France y était plutôt bien représentée (CEA-Leti, PHS Mems, Tronic's Systems), en dépit de quelques absences notables (Memscap).

Dans ce domaine, la conférence a été l'occasion d'évoquer les progrès accomplis en matière de micro-gyroscopes et de circuits radiofréquences ('switches', bobines micro-usinées...), et aussi de réfléchir aux limites posées par les méthodes actuelles d'encapsulation.

Mais Electronica, c'est aussi des centaines de nouveaux composants, pas forcément révolutionnaires, juste destinés à améliorer les produits qui sortiront demain des bureaux d'études.

Pour National Semiconductor, le mot d'ordre était cette année de proposer des circuits et des technologies capables d'accroître de 25% à 400% l'autonomie des appareils électroniques de poche alimentés par batterie. La principale actualité de ce fournisseur portait donc sur la technologie PowerWise, constituée d'un 'cœur' embarqué et sachant communiquer, via une interface spécifique, avec des puces externes chargées de réduire la consommation du système au strict nécessaire.

Toujours dans le domaine de l'énergie, la société américaine Picor (filiale de Vicor) a pour sa part lancé un très original et fort utile module d'atténuation résiduelle baptisé Quietpower. Branché en parallèle sur la sortie des convertisseurs continu-continu, ce module actif assure un filtrage du bruit de plus de 20 dB entre 60 Hz et 500 kHz, tout en n'entamant le rendement énergétique global de l'alimentation que de 2%. Tout petit (25 x 25 x 5 mm) et sans concurrence sur le marché, ce composant n'en est pas moins stratégique pour son fabricant qui compte en vendre près de 3 millions de pièces dès l'année prochaine, ce qui revient à l'associer à un convertisseur sur 5 produits dans le monde !

Une autre innovation, française cette fois, était celle que présentait Gaïa Converter avec les premiers convertisseurs continu-continu de 150 W à très larges plages d'entrée (9 à 45 volts ou 16 à 80 volts) et de sortie (20% à 110% de la tension nominale). Destinée au marché de l'électronique embarquée (ferroviaire, militaire ...), la gamme correspondante a nécessité quatre années de développement. Outre sa plage d'entrée (pratiquement le double de la normale), la topologie mise au point brille par son rendement, supérieur de 2 points à celui des convertisseurs standard.

Jean-Charles Guézel

Pour en savoir plus : en anglais le site d'Electronica à http://www1.electronica.de/?id=3580&lng=en&lng=de&id=3518&

 

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