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EDF veut reprendre l'activité réacteurs d'Areva, ou adopter 1 200 ingénieurs

EDF veut reprendre l'activité réacteurs d'Areva, ou adopter 1 200 ingénieurs

Dans un entretien à nos confrères du Figaro, le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, met en avant la "logique industrielle" qu'il y aurait à imaginer une prise de contrôle majoritaire de l'activité réacteurs d'Areva par EDF, et envisage à défaut d'adopter les 1 200 ingénieurs actuellement chargés de cette activité chez Areva. Il estime en revanche "ne pas avoir de rôle industriel à jouer" concernant "les autres métiers d'Areva, n'étant ni exploitant minier, ni géologue, ni chimiste".

La conception, la fabrication et la maintenance des réacteurs nucléaires d'Areva intéressent Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF, qui envisage une prise de contrôle par son groupe de cette activité, dans un entretien au Figaro publié ce mardi 19 mai. « Il y a un domaine d'Areva que nous connaissons très bien », argumente-t-il, « c'est celui des réacteurs ». Il précise que des propositions, pour une transaction « à un prix de marché », et prévoyant « des garanties pour qu'EDF ne soit pas exposé aux risques liés au passé d'Areva, notamment en Finlande » seront faites « dans quelques jours » à Areva et au gouvernement. Il envisage également une alternative : « le rapatriement chez EDF des 1 200 ingénieurs qui sont au quotifien les partenaires des ingénieurs d'EDF concernant la conception et les calculs de sûreté des réacteurs français ».

Le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, avait précisé à nos confrères de l'Usine Nouvelle, dans un entretien exclusif publié lundi 18 mars : « pour l'activité réacteurs, il y a un consensus pour travailler ensemble », en soulignant qu'il ne s'agissait « pas d'un simple Meccano, mais de la refonte en profondeur de notre politique nucléaire ».

Areva, qui a enregistré des pertes de 4,8 milliards d'euros en 2014, avait annoncé le 7 mai la suppression de nombreux emplois dans le monde et notamment en France, où il comptait se séparer de 10 % de ses effectifs, soit 3 500 postes. Mais Emmanuel Macron a indiqué à l'Usine nouvelle « qu'en France, aucun licenciement n'est envisagé ». Le ministre doit recevoir les syndicats du groupe nucléaire le 22 mai.

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