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Ecoblade : comment Schneider Electric veut faire la différence avec Tesla ou EDF-EN

Ecoblade : comment Schneider Electric veut faire la différence avec Tesla ou EDF-EN

Sur l'image, 5 armoires de 100 KWh qui comportent toutes 20 modules de 5 KWh.

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La batterie de Schneider Electric sortira mi-2017, un peu plus tard que Tesla et que ce qu’a pu annoncer EDF EN. La firme française veut profiter de son expérience dans les Data Centers pour faire la différence.

EDF EN, Tesla, Nissan, BMW... Tous les mois, un acteur de l'industrie dévoile une nouvelle offre dans le stockage d’énergie. L’année 2016 sera définitivement celle où le stockage d’énergie s’installera durablement sur le marché. Pour Schneider Electric, qui a présenté son offre en décembre 2015, la commercialisation du système est prévue pour mi-2017. Trop tard par rapport à ses concurrents ? « Les autres ont déjà posé leurs cartes, répond Robert Monteillier, spécialiste du stockage d’énergie chez Schneider Electric. Nous avons quant à nous encore le temps d’adapter notre technologie aux spécificités des marchés ».

Profiter de l'avance acquise dans les data centers

La différence avec ces nombreux concurrents ? « Nous avons une avance concurrentielle due à notre expérience dans les Data Centers et les architectures métalliques, les batteries nécessitant d’être monitorées sur le plan de la température ». Historiquement, à cause de son leadership dans les Data Centers, Schneider connaît les problématiques de stockage – et de refroidissement -  pour assurer l’approvisionnement des batteries en cas de panne du réseau. En outre, Schneider met en avant les fonctions de modularité et d’évolubilité de son système. Concrètement, EcoBlade se présente comme une armoire constituée de "blades", des lames de la taille d’un écran plat de 30 pouces et pesant moins de 25 kg. Un peu comme un serveur et ses disques durs. Chaque blade contient un module de batterie connectée intelligente de 5 kWh et est prêt à l’emploi - "Plug and Play". Une armoire peut embarquer 20 modules de la sorte, pour une capacité totale de 100 kWh.

Un particulier peut, par exemple, coupler la solution à des convertisseurs d’énergie solaires issus de panneaux photovoltaïques. Cette solution lui permet de gérer l’énergie qu’il produit pour sa consommation ou de la revendre sur un micro-réseau (micro-grid). « Nous associons batterie et système intelligent connecté ou non au réseau. Dans le deuxième cas, en plus de stocker, la batterie aide le réseau à avoir une fréquence constante », ajoute Robert Monteillier.

Descendre en dessous de 500 dollars par kwh installé

Enfin, la multinationale française croit en la valeur ajoutée de son offre car intégrée au large écosystème de solutions Schneider Electric : il s’appuie notamment sur la suite logicielle Struxureware, composée de modules de services intégrés dans le Cloud. Struxureware collecte et gère des données météorologiques et énergétiques, pour optimiser la performance énergétique sur l’ensemble de la chaîne, de la source (un panneau photovoltaïque ou une éolienne) à la consommation, en passant par le stockage. Schneider compte ainsi sur ses compétences logicielles, par exemple pour optimiser la longévité des batteries lithium-ion, typiquement de 5 000 cycles.  « Les modules communiquent aussi entre eux. Cela peut notamment nous permettre d’optimiser la longévité en jouant sur la manière de distribuer sur l’ensemble des modules les appels d’énergie », explique Robert Monteillier.

Comme Tesla qui fait fabriquer ses batteries par Panasonic, Schneider Electric ne concevra pas les batteries elles-mêmes mais se fournira en partie chez Saft, avec qui la technologie a été mise au point. « Mais Saft ne pourra pas nous fournir les batteries en volume important. Les acteurs qui seront capables de nous fournir seront asiatiques ». Schneider assemblera en revanche les éléments dans l'un puis plusieurs de ses 200 sites de production. L’objectif ? Descendre en dessous de 500 dollars par kwh installé, soit une armoire de 100 kWh à 50 000 dollars. Quant au marché visé, il concerne tout le monde : bâtiments commerciaux, industriels, informatiques ou résidentiels. Au plus haut niveau, les lames peuvent être intégrées dans des containers pour fournir des services multi MWH et des services complémentaires de gestion d’énergie pour l’ensemble du réseau. Ecoblade sera lancée d'abord aux États-Unis, puis dans les pays où les énergies renouvelables sont développées comme l’Allemagne ou dans des zones faiblement électrifiées comme l’Afrique.

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