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E-Vigilante fait sa ronde chez ID Logistics

Séverine Fontaine
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E-Vigilante fait sa ronde chez ID Logistics

E-Vigilante, le robot de surveillance d'entrepôts d'EOS Innovation.

© EOS Innovation

Passer d'une heure de réactivité à 5 minutes. C'est ce que permet le robot de surveillance industrielle E-vigilante lorsqu'il détecte une anomalie sur un site. Il lance l'alerte et un signal à l'opérateur pour qu'il appelle les forces de l'ordre. Ce robot a séduit la société ID Logistics qui a décidé de le déployer sur l'un de ses sites. 

Récemment, la société ID Logistics, société de logistique contractuelle, a déployé le robot E-vigilante de la société française EOS Innovation sur l'un de ses sites sensibles qui se situe à Orléans. Présent au salon ExpoProtection, qui s'est déroulé du 4 au 6 novembre à Paris, Romain Dellamonica, responsable innovation d’ID Logistics, nous expose les raisons de son partenariat avec l'entreprise spécialisée en robotique. 

Indutrie & Technologies : Pourquoi utiliser le robot de surveillance E-vigilante dans vos entrepôts ? 

Romain Dellamonica : C’est une question de rapidité et de coût. Cette technologie nous permettait d’éviter d’installer des matériels lourds et chers sur notre entrepôt pour une activité qui était, jusqu’en fin d’année, en prévision et qui pourra continuer par la suite selon le désir de notre client de gérer ses flux sur cet entrepôt-là ou pas. Cette solution était le meilleur compromis entre un investissement faible, une rapidité très élevée de mise en place et une amélioration de la sécurité vraiment significative. Le robot nous apporte des vrais gains en termes de réactivité s’il y avait une intrusion sur le site et une vraie augmentation de la sécurité des produits très sensibles au vol de notre client qui travaille dans la cosmétique.
 

I&T : Le robot s'est-il révélé efficace sur votre site d'Orléans ?

RD : On n’a pas eu d’intrusion sur le site, heureusement, mais si un jour on en a une, ce dont on est certain, c’est que la détection va être faite dans des délais que l’on n’est pas capable de tenir avec du gardiennage classique, parce que le robot va tourner tout le temps alors que le gardien va s’arrêter à son poste et il ne s’arrête pas forcément dans toutes les allées alors que le robot si. Et surtout, à partir du moment où l’on a une alerte, on est capable de la traiter immédiatement. Comme on n’a plus de présence humaine sur l’entrepôt, le robot ne peut pas se faire prendre en otage par exemple, et donc on est certain que l’alerte qui va être donnée par le robot va être traitée tout de suite. La levée de doute, grâce au retour vidéo, va être faite dans les quelques secondes qui suivent l’alerte et le potentiel recours aux forces de l’ordre, en cas d'alerte réelle, peut se faire d’un simple coup de téléphone.
 

I&T : Qu'entendez-vous par traiter une alerte immédiatement ? Quel est le process ?

RD : Avec ce produit-là, s’il y a une alarme qui se déclenche - ça peut venir d'un contacteur ou du robot qui détecte directement - il va faire une levée de doute, donc il va voir quel est le problème à l’endroit en question. L’opérateur qui est devant son écran [à 400 kilomètres de l'entrepôt] voit le retour vidéo. Il voit quelqu’un qui court, en déduit que c’est un voleur. Il appelle les forces de l’ordre tout de suite. Et ça, ça prend 5 minutes, alors qu'un gardiennage habituel peut prendre 1heure. Et puis, ce n'est pas une vie humaine que l’on risque. Cette plate-forme touche beaucoup d’aspects de la sécurité des entreprises en général. C’est une réelle innovation.

 

Plus d'informations sur les technologies embarquées dans E-vigilante dans notre article réalisé sur les robots de surveillance.

Un robot d'extérieur et communicant

Pour début 2015, la société EOS Innovation travaille sur des nouvelles fonctionnalités permettant au robot d'être déployé pour la surveillance extérieure des sites. Outre l'adaptation physique (comme les roues) aux conditions extérieures, le système de détection de mouvements est au cœur des difficultés. « C’est plus compliqué a l’extérieur, explique le fondateur d'EOS Innovation David Lemaitre, car il y a beaucoup plus de contraintes comme l’éclairage ou le mouvement. Par exemple à l’intérieur, quelque chose qui bouge c’est une alerte. Alors qu'à l’extérieur, ça peut être une branche. Il faut pouvoir qualifier la chose en mouvement avant d’alerter l’agent. »

Une autre nouveauté : le déploiement de plusieurs robots. « Pour le moment chaque robot aura sa zone. Mais après on peut donner l’intégralité de l’entrepôt à plusieurs robots et voir la fréquence de passage du robot dans chaque allée. » L’évolution du produit se fera au niveau de la communication : « à terme, chaque robot pourra communiquer avec les autres pour optimiser la réactivité et réduire le temps d’intervention. Si plusieurs robots sont déployés sur un même site, c’est le robot le plus proche qui ira sur la zone d’alerte. »

 

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