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e-business : priorité aux projets ciblés

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Paris. Le salon Progilog/e-commerce BtoB 2002 a marqué un retour au pragmatisme. Les utilisateurs, crise oblige, retournent vers les petits projets d'e-business, ciblés, avec retour sur investissement rapide.

'Les projets pharaoniques d'ERP (progiciels de gestion intégrés) et de supply chain n'ont plus cours auprès des utilisateurs. Ils préfèrent avoir le plus vite possible des petits succès que... de gros échecs après des années d'efforts de mise en place d'un outil sophistiqué. '

 Sans appel, le constat de Christophe Letellier, pdg de PeopleSoft, résume parfaitement l'ambiance de l'édition 2002 du salon Progilog et, à travers elle, celle du monde industriel.

Des propos confirmés par Guy Préaux, directeur business développement de Watermark France (le nouveau nom de Vanenburg, ex filiale de Baan). 'Jusqu'ici la mise en place d'un ERP s'apparentait au big bang et il fallait carrément changer de métier', dit ce spécialiste de la gestion d'entreprise. Aujourd'hui, l'outil qui sait tout faire n'est plus de mise, les utilisateurs recherchent des solutions qui apportent une réponse immédiate à leur problème. Surtout qu'avec la programmation objet et l'arrivé du XML on peut intégrer vite et facilement des logiciels d'application différents '

Confirmation aussi côté utilisateurs comme l'a prouvé la table ronde organisé pendant le salon par PEA Consulting, le pôle conseil d'Euriware, pour débattre autour d'un sujet brûlant pour les entreprises : ' le CRM (gestion de la relation client), nouvelle frontière de la logistique '.

Directeur Logistique de Laboratoires Whyeth-Lederle, Dominique Thisse a disséqué le cas de ce laboratoire pharmaceutique avec un circuit client complexe. A savoir, via les grossistes  (répartiteurs vers les pharmacies) et distribution directe pour les hôpitaux, avec la contrainte des produits génériques (80 % des produits) dontles prix sont fixés par l'état. L'entreprise a ainsi mis en place un système de gestion de la demande très efficace.

'Les membres de l'équipe chargée de gérer les stocks se sont métamorphosés en des vrais acteurs marketing', explique le responsable. La gestion de l'introduction de nouveaux produits a fait elle aussi l'objet d'une attention particulière avec comme objectif une meilleure coordination des usines. Comment ? Grâce a une gestion plus efficace des projets pour que chacun des participants puisse avoir la bonne information au bon moment. 'La meilleure approche c'est de mettre les employés en situation, d'utiliser le plus possible un système de délégation et surtout de faire partager à tous les niveaux la stratégie de l'entreprise', conseille l'expert.

Une des surprises du salon a été l'impact encore faible des technologies Internet. Une constatation renforcée par l'étude sur les solutions supply chain dans les entreprises menée par le cabinet Harte-Hanks pour le compte de Manugistics.

Ainsi, en dépit de l'existence de solutions collaboratives de SRM (gestion de la relation avec les fournisseurs) basées sur Internet, l'e-mail, le fax et le téléphone restent les moyens les plus usités par les entreprises pour communiquer leurs demandes aux fournisseurs. Autre surprise : 55% des entreprises interrogées ont répondu qu'il n'existe actuellement chez elles aucun lien entre la planification de la demande et celle des prix.

Les fournisseurs tels que Manugistics, i2 Technologies, Synquest, Logility mais aussi des plus spécialisés comme Azap, Dynasys ou Ordo Software (récemment racheté par le spécialiste des automatismes Schneider Electric), ont donc du pain sur la planche. Sans parler des grands noms, comme SAP, PeopleSoft, Baan, JD Edwards ou Intentia (qui vient de lancer, signe de temps, une version client léger de son ERP Movex) qui veulent eux aussi se tailler une (bonne) part du gâteau SCM.

Ce domaine n'est pas épargné d'ailleurs par la concentration qui touche les autres secteurs de l'informatique industrielle. La preuve : le rachat de Frontstep par Mapics. L'un apporte dans la corbeille de mariage sa formidable base installée, l'autre, son outil ERP doté de puissantes fonctionnalités de SCM et autres CRM.

Pdg de Frontstep, René de Démo explicite ce rapprochement. En terme de positionnement d'abord. 'Frontstep (ex Symix) affiche un revenu mondial de 93 M$, 4400 sites dans 44 pays, mais son nom souffre d'un déficit de notoriété très lourd à combler Frontstep plus Mapics affichera un revenu de 220 M$, plus de 10000 sites dans plus de 70 pays. La notoriété de Mapics dans la production de type manufacturière étant indiscutable .'

Ce rapprochement ce justifie aussi en termes de solutions. Frontstep commercialise ses produits sous plates formes Progress et Microsoft .Net . Frontstep + Mapics commercialisera les plates formes Progress,Microsoft.Net, IBM As 400, Oracle et profitera d'alliances stratégiques basées sur ces dernières.
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Enfin, de nouveaux acteurs arrivent sur le marché français, comme TXT, qui après avoir conquis le marché italien s'attaque à l'Hexagone.

Mirel Scherer

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