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Drive.ai, la pépite californienne qui accélère (incognito) dans les véhicules autonomes

Drive.ai, la pépite californienne qui accélère (incognito) dans les véhicules autonomes

Basée à Mountain View, la start-up Drive.ai, issue de recherches menées au laboratoire d'intelligence artificielle de Stanford, entend déployer massivement les algorithmes de Deep Learning dans les véhicules autonomes. Elle vient de recevoir l'autorisation d'effectuer des tests sur les routes publiques de Californie. Objectif : entraîner et améliorer son intelligence artificielle.

La start-up californienne Drive.ai est sortie de l’ombre le 22 avril dernier. Date à laquelle le Wall Street Journal a révélé que la jeune pousse, basée à Mountain View, venait de recevoir l’autorisation de tester des voitures autonomes sur les routes publiques de Californie. Drive.ai est ainsi la 13e  entreprise à avoir décroché ce laissez-passer, à côté de mastodontes comme son voisin Alphabet.

Entraîner le "cerveau" de la voiture

« Drive.ai est une entreprise de deep learning », expliquent ses fondateurs dans une interview accordée au magazine IEEE Spectrum. La start-up est, en effet, issue de recherches menées au sein du laboratoire d’intelligence artificielle de l'université de Stanford, dont le noyau de l’équipe est composé d’experts des algorithmes de deep learning (apprentissage profond en français) pour diverses applications, comme le traitement naturel du langage, la vision par ordinateur et, bien sûr,  la conduite autonome.

Dirigée par Sameep Tandon, la jeune pousse entend ainsi utiliser les techniques de deep learning pour que le "cerveau" de la voiture apprenne seul à réagir aux différents scénarios auquel il sera confronté. Une approche qui s’oppose à une méthode plus classique, qui consiste à programmer dans les moindres détails le "cerveau" de la voiture à travers des règles spécifiques pour qu’elle sache exactement quoi faire selon les situations rencontrées. L'idée est donc d'utiliser les techniques d'apprentissage profond pour toutes les fonctions autonomes d’une voiture, de la perception au contrôle, en passant par la planification des mouvements.

Une levée de fonds de 12 millions de dollars

Faire circuler des véhicules autonomes sur les routes publiques va permettre à la start-up de collecter un certain nombre de données pour enrichir son intelligence artificielle. « L’enjeu n’est pas de faire circuler la voiture le plus possible », précise Sameep Tandon à IEEE Spectrum. L’objectif consiste plutôt à faire vivre à la voiture un certain nombre d’expériences bien particulières pour pouvoir entraîner son système d’intelligence artificielle.

Pour l’heure, la jeune pousse reste encore très mystérieuse et n’a pas divulgué de détails sur les prochaines étapes de son développement. Son site web, composé d’une seule page d’accueil, indique simplement qu’elle cherche à étoffer ses équipes. Un recrutement financé par une levée de fonds de 12 millions de dollars, bouclée l’année dernière. 

Drive.ai n’est pas la seule start-up à vouloir percer le marché des véhicules autonomes. Comme le souligne le Wall Street Journal, la start-up Zoox, basée à Palo Alto, a elle aussi obtenu il y a quelques semaines l’autorisation de tester des véhicules autonomes en Californie. Et au début du mois de mars, General Motors a mis la main sur la start-up Cruise Automation, éditrice d’un logiciel de conduite autonome, pour un milliard de dollars. 

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