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[Dossier Cobots] De la PME au grand groupe, la flexibilité séduit

Floriane Leclerc

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[Dossier Cobots] De la PME au grand groupe, la flexibilité séduit

La flexibilité des petits robots collaboratifs séduit les PME comme les grands groupes. Focus sur deux cas d'entreprise : BWIndustrie et Renault.

La flexibilité apportée par la simplicité d’installation et d’utilisation des petits robots collaboratifs (cobots) séduit les PME, comme BWIndustrie, qui fabriquent souvent des petites séries. Mais pas uniquement : les industriels habitués de la robotique s’y mettent aussi. Chez Renault, les cobots se sont installés dans les usines. Mais ils ont fait leur entrée par la petite porte, restant pour l’instant dédiés à des tâches annexes comme le vissage ou l’assistance aux opérateurs. Ils ne sont pas près de détrôner les robots industriels traditionnels, nombreux, rapides et bien ancrés sur les lignes de production. Pour leur fournir la flexibilité requise, le constructeur automobile mise sur de nouvelles technologies comme la vision embarquée ou l’intelligence artificielle. À l’inverse, BWIndustrie a tourné le dos à son robot traditionnel au profit des petits cobots. Toutefois, ceux-ci ne riment pas forcément avec petites charges : la PME a trouvé une application dans laquelle l’UR16 d’Universal Robots a pu mettre à profit sa capacité de 16 kg.

Renault : réduire le temps d’industrialisation


Pour réduire les coûts d’intégration de ses nouveaux véhicules dans ses usines, Renault entend flexibiliser son système de production. Le constructeur fait état d’une production très automatisée. Aujourd’hui, l’ensemble des usines de carrosserie et de montage du groupe dans le monde accueillent plus de 11 000 robots industriels, dont 90 % sont dédiés à l’activité tôlerie. « Nous devons faire avec le parc robotique existant, explique Nicolas Estèbe, le directeur de l’ingénierie du système industriel de Renault. L’enjeu pour nous aujourd’hui n’est donc pas de remplacer tous nos robots, mais de faire évoluer notre système pour le rendre plus flexible et reconfigurable. Depuis trente ans, les robots installés dans l’industrie sont programmés pour répéter la même tâche en permanence là où ils ont été installés. La programmation via l’interface homme-machine nécessite les compétences d’un expert. Nous devons donc évoluer puisque nous voulons réduire le temps d’industrialisation d’un nouveau véhicule, qui est compris entre dix-huit et vingt-quatre mois aujourd’hui. »

Vision embarquée

Pour cela, Renault entreprend de rendre ses robots industriels plus collaboratifs. Le passage à la 5G permettra de supprimer leur connexion filaire et facilitera leur déplacement. « Un autre enjeu consiste à limiter l’empreinte de la sécurisation, pointe le responsable. Nos robots sont habituellement enfermés dans des cages pour protéger nos opérateurs. Nous attendons à l’avenir que ce soit le robot qui sécurise son environnement par[…]

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