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Dora : une expérience de téléprésence dopée à la réalité virtuelle

Dora : une expérience de téléprésence dopée à la réalité virtuelle

© DORA

Des roboticiens de l'Université de Pennsylvanie ont développé un robot couplé à un casque de réalité virtuelle afin de créer une expérience de téléprésence immersive, qui évoque la téléportation...

Le projet Dora (Dexterous Observational Roving Automaton) porte bien son nom. Tout comme l’héroïne du dessin animé, le dispositif développé par des étudiants du département robotique de l’Université de Pennsylvanie a pour première mission l’exploration. Objectif : réinventer l’expérience de téléprésence grâce à la réalité virtuelle.

Concrètement, le robot Dora est couplé à un casque de réalité virtuelle Oculus Rift. Tous les mouvements de tête effectués par le porteur du casque sont transmis en quasi temps réel au robot grâce à des balises infrarouge et à un module IMU (Inertial Measurement Unit). Dotée de microcontrôleurs Arduino et Intel, la tête du robot, également équipée de deux caméras, va alors pouvoir reproduire les mouvements de l’utilisateur. Le résultat serait bluffant : « Vous avez l’impression d’être transporté quelque part dans le monde réel et non dans un environnement simulé. Vous voyez les gens interagir avec vous comme si vous étiez réellement sur place. Il est difficile de recréer ce type d’expérience dans un environnement virtuel pour le moment », assure Emre Tanirgan, l’un des porteurs du projet au site Engadget.

Actuellement, les étudiants cherchent à réduire au maximum le temps de latence de la transmission des données entre le robot et l’Oculus Rift. L’idéal sera d’atteindre un temps de latence de 20 millisecondes, ou au moins passer sous la barre des 60 millisecondes pour éviter les sensations de nausée. Pour le moment, Dora affiche un retard de 70 millisecondes. Confiants, les étudiants espèrent relever ce challenge technique. Ils ont d’ailleurs créé une start-up pour développer ce projet. A l’avenir, Dora pourrait trouver de nombreuses applications afin, par exemple, de donner la possibilité aux personnes à mobilité réduite de "visiter" des lieux touristiques comme des musées depuis chez elles.

Une équipe de chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) planche sur une approche similaire. Lors du Brain Forum, les scientifiques ont levé le voile sur le projet RealiSM dans lequel le concept de réalité de substitution est présenté comme une alternative à la réalité virtuelle. Les chercheurs ont ainsi mis au point un générateur de mondes virtuels qui capture des situations du monde réel, pour ensuite les rejouer dans un casque immersif. Le projet a d’abord été développé dans une logique de traitement thérapeutique. Mais, exécuté en temps réel, il pourrait également trouver de nombreux débouchés dans le secteur du tourisme et des voyages d’affaires. 

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