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Des robots d’observation déployés par les participants de la Barcelona World Race

Des robots d’observation déployés par les participants de la Barcelona World Race

Les concurrents de la Barcelona World Race, course autour du monde à la voile en double et sans escale, ont pris le départ avec à leur bord un flotteur qu’ils déploieront en pleine course pour collecter les données sur la température et la salinité de la mer jusqu'à 2 000 mètres de profondeur.

Le 31 décembre 2014 à Barcelone, les concurrents de la Barcelona World Race, course autour du monde à la voile en double et sans escale, ont pris le départ avec à leur bord, un flotteur Argo de type Arvor de 20 kilos. Ils le déploieront en pleine course le "Jour Argo" déterminé par les scientifiques. Les flotteurs collecteront des données sur la température et la salinité de la mer jusqu'à 2 000 mètres de profondeur, et seront mis à l'eau le même jour par les huit équipages (Bernard Stamm et Jean Le Cam forment l'un d'eux) dans les mers peu fréquentées du Grand Sud.

Avec plus de 3 700 flotteurs profilants (petits robots autonomes) actuellement déployés, le programme Argo - du nom du navire dans lequel Jason a embarqué avec les argonautes pour chercher la toison d'or - lancé en 2000 et réunissant plus de 30 pays, est le premier réseau mondial d'observation in-situ des océans en t

emps réel. Les flotteurs ne sont cependant pas encore déployés partout, notamment dans les mers du Grand Sud, où se rendront les skippers. La structure interorganismes Coriolis animée par l’Ifremer et le CNRS déploie 80 flotteurs par an pour maintenir le réseau, les flotteurs n’ayant une durée de vie que de quatre ans.

Un cycle de dix jours pour le flotteur

Toutes les données issues des flotteurs sont transmises de manière automatique via satellite au centre de données Coriolis et consultables par tous sur internet. Pour cela, le flotteur réalise des cycles de 10 jours. Chaque cycle comporte une descente de quelques heures vers une immersion de 1000m, où le flotteur dérive pendant environ 9 jours en mesurant la température et la salinité, puis, il plonge jusqu’à 2 000 m, immersion à laquelle il démarre un "profil remontée" en échantillonnant la température et la salinité tous les mètres jusqu’à la surface. Dès son arrivée en surface, il transmet ses données vers le satellite puis entame le cycle suivant.

 

La descente du capteur se fait à l'aide de ballasts

Au cours de la descente, la densité du flotteur croît moins rapidement que celle de l’eau de mer environnante, explique en détail l'Ifremer qui anime le programme avec le CNRS, ce qui provoque sa stabilisation à une immersion d’équilibre. Afin de modifier cet équilibre, le flotteur ajuste sa densité par modification de volume (sa masse restant constante) grâce à un ballast et une réserve d’huile. La vidange du ballast au moyen d’actionneurs hydrauliques fait couler le flotteur, tandis que son remplissage le fait remonter. Les capteurs sont situés en haut du flotteur. La salinité est calculée à partie des mesures de conductivité, de température et de pression. Les mesures acquises sont transmises à terre par le système satellitaire Argos dédié à la collecte de données et à la localisation des mobiles. Le système Iridium est utilisé pour transmettre un volume de données plus important.

 

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