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Des pistes pour l'Agence de l’Innovation Industrielle

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Dans le rapport Beffa, neuf pistes pour les programmes mobilisateur de la future Agence sont esquissées...

Jean-Louis Beffa, pdg de Saint Gobain, a remis le 17 janvier au président de la république son rapport 'pour une nouvelle politique industrielle'. A l'intérieur de celui-ci, qui est à l'origine de la création de l'agence de l’Innovation Industrielle qui devrait démarrer dès juin prochain, il propose neuf pistes pour les programmes mobilisateurs de cette Agence.

- Deux pistes portent sur l’amélioration de la santé, en particulier dans le cadre du vieillissement de la population :
 * traitement des maladies dégénératives
 * traitement des maladies infectieuses 

- Trois pistes sont tracées dans la direction de l’énergie, dans la perspective de  l’épuisement des ressources fossiles et la maîtrise et la réduction des gaz à effet de serre :
 * pile à combustible et filière hydrogène
 * solaire photovoltaïque
 * biocarburants

- Une piste concerne directement de la préservation de l’environnement et de la réduction des émissions polluantes :
 * capture et séquestration du CO2»

- Deux pistes concernent les transports
 * voiture économe et  propre
 * automatisation du contrôle aérien

- Une piste concerne les technologies de l’information et de la communication(TIC) :
 *Contenus et services haute définition via des réseaux très haut débit sécurisés

Voici ci dessous l'extrait du rapport concernant ces domaines de recherche.


1. Domaine de la santé : les maladies infectieuses et les maladies dégénératives

Ce Programme viserait à apporter une réponse à la multiplication des maladies infectieuses virales (Sida, SRAS, grippe aviaire, etc.), bactériennes (tuberculose), parasitaires (paludisme) ou autres (encéphalopathie spongiforme).

Les développements traiteraient dans chaque domaine tant de la prévention (par exemple de vaccins) que des solutions thérapeutiques.

Les premières applications pourraient concerner la mise au point d’antibiotiques ontre les germes multirésistants (souvent impliqués dans les maladies nosocomiales), de traitements préventifs contre le paludisme et de nouveaux traitements contre la tuberculose.

Le vieillissement de la population (en 2020, 26,8 % des français auront plus de 60 ans) fait des maladies dégénératives, notamment, un enjeu majeur (maladie d’Alzheimer, maladie de Crohn, sclérose en plaques…). Ainsi, plus de 100.000 nouveaux cas d’Alzheimer sont diagnostiqués chaque année en France.

Or les avancées technologiques permettent d’envisager à moyen/long terme le développement de solutions diagnostiques et thérapeutiques pour ces pathologies (notamment par la mise au point d’antioxydants et de composés actifs ralentissant la dégénérescence cellulaire).

 Malgré une recherche publique et privée de rang mondial dans le domaine de la pharmacie et des sciences de la vie, la France s’implique peu sur le sujet, risquant de passer à côté d’un marché très important (estimé à plusieurs dizaines de milliards de $ d’ici 2020).


2. Domaine de l’énergie : la pile à combustible et la filière hydrogène

Les technologies de la pile à combustible, permettant la génération d’électricité à partir de l’énergie chimique d’un combustible (sans passer par l’énergie thermique), représentent une piste de réflexion qui contribuerait notamment à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la dépendance à l’égard des énergies fossiles.

Elles pourraient permettre une mutation structurelle de la filière énergétique, y compris pour l’automobile. Des efforts très grands sur le sujet sont faits aux États-Unis (350 Mrd € par an pour l’Initiative sur le Carburant Hydrogène) et au Japon.

A terme pourrait se creuser un fossé technologique avec l’Europe et la France, qui disposent pourtant d’actifs structurels dans la filière hydrogène.

Les applications envisageables concernent tant les applications stationnaires, peut-être les plus accessibles en matière de mise sur le marché (groupes électrogènes à hydrogène ou à combustible transformable en hydrogène par reformage, pile à combustible à co-génération) que les applications à plus long terme dans le domaine des transports, en parallèle avec toutes les activités liées à la production, au stockage et à la distribution de l’hydrogène.

3. Domaine du transport : la voiture économe et propre

L’automobile constitue à ce jour un secteur industriel clef en Europe, en raison de sa place centrale dans le tissu industriel et de son poids dans la consommation (15,5 % des dépenses des ménages consacrées aux transports en 2001).

Toutefois l’utilisation exclusive d’énergies fossiles en voie d’épuisement et la forte contribution du secteur des transports à la dégradation environnementale (le secteur devrait représenter 27 % des émissions de gaz à effet de serre en 2010 contre 21 % en 2001), rendent certaines évolutions techniques nécessaires.
 Différents programmes sont donc souhaitables dans l’automobile, pour mettre en place des technologies «propres» tout en respectant les contraintes du secteur (notamment en matière de coût).

Deux exemples sont fournis ci-après :
- Le développement de véhicules dotés d’un moteur à combustion à très basse consommation et respectant des normes de pollution très sévères
- Le développement de véhicules hybrides à double motorisation, combustion (diesel en particulier) et électricité (permettant une très faible émission de CO2 et de polluants), et dont les éléments connexes seraient optimisés (structures et matériaux, pneumatiques, vitrages,…)

3.  Domaine de l’énergie : les biocarburants

Le domaine des biocarburants, constitué par l’ensemble des activités de production de carburant à partir du biogaz et de la biomasse, représente une solution pour contribuer à réduire l’émission des gaz à effet de serre et à mettre en place un système énergétique fondé sur une diversification des atouts agricoles de la France et de l’Europe.

La filière européenne des carburants bio, malgré ses actifs structurels (une recherche publique compétente, des acteurs industriels compétitifs dans la chimie, l’énergie et les industries de transformation, de très importantes capacités agricoles,…) n’est pas à la hauteur des filières biocarburants des États-Unis ou du Brésil.

 Le développement d’une telle filière devrait dès lors s’appuyer sur une évolution des réglementations et un renforcement des dispositifs d’incitations, ainsi que sur un profond effort de coordination de l’ensemble des acteurs impliqués.

4.  Domaine de l’énergie : le solaire photovoltaïque

La filière du solaire photovoltaïque constitue une des filières d’énergie renouvelable à explorer. Les enjeux technologiques portent actuellement sur l’amélioration des rendements énergétiques.

Un fort développement de cette filière est néanmoins possible si des acteurs-clef se mobilisent avec des  partenaires européens (en particulier allemands) ayant déjà acquis des positions technologiques significatives.

5.  Domaine de l’environnement : la capture et la séquestration du CO2

Dans l’attente d’une technologie de rupture comme la pile à combustible et de la structurationd’une filière hydrogène, la capture et la séquestration du CO2, appliquées aux unités industrielles dans l’industrie lourde et à la production d’énergie, pourraient être une option pour lutter efficacement contre l’effet de serre.

La France et l’Europe disposent des atouts nécessaires pour structurer une filière de premier rang mondial dans le domaine. De grands groupes industriels sont directement intéressés à la capture, de grands groupes gaziers, pétroliers et parapétroliers sont actifs dans les technologies de séquestration, une recherche avancée dans tous les aspects de la chaîne technologique…

Néanmoins, l’importance des verrous technologiques et des coûts associés à la capture invite à renforcer les dispositifs d’incitation, de soutien à la R&D et à des projets pilotes.

De leurs côtés, les initiatives états-uniennes comme le Clean Coal, ou le pilote FutureGen semblent très avancées, elles ont pour objectif de placer les États-Unis en tête de ce marché de taille sans doute importante à l’horizon 2015.


6.  Domaine des transports : l’automatisation du contrôle aérien.

Les nouvelles technologies dans le domaine des transmissions, de la sécurisation et du traitement de données permettent d’envisager l’intégration progressive des systèmes de guidage, de contrôle embarqués et de contrôle au sol, afin de parvenir à une automatisation plus grande du contrôle aérien.

 Un tel programme, impliquant l’ensemble des acteurs du secteur aérien en Europe, sur le modèle du Programme déjà lancé par les États-Unis sur le sujet, permettrait de tripler la capacité de gestion du trafic aérien à l’horizon 2020, dans le respect des contraintes environnementales et en améliorant la sécurité et  l’efficacité économique globale du système.

7.  Domaine de la santé : les maladies dégénératives

Le vieillissement de la population (en 2020, 26,8 % des Français auront plus de 60 ans) fait des maladies dégénératives notamment un enjeu majeur (maladie d’Alzheimer, maladie de Crohn, sclérose en plaques…).

Ainsi, plus de 100.000 nouveaux cas d’Alzheimer sont diagnostiqués chaque année en France. Or les avancées technologiques permettent d’envisager à moyen/long terme le développement de solutions diagnostiques et thérapeutiques pour ces pathologies (notamment par la mise au point d’antioxydants et de composés actifs ralentissant la dégénérescence cellulaire).

Malgré une recherche publique et privée de rang mondial dans le domaine de la pharmacie et des sciences de la vie, la France s’implique peu sur le sujet, risquant de passer à côté d’un marché très important (estimé à plusieurs dizaines de milliards de $ d’ici 2020).

8. Domaine des TIC : Réseaux sécurisés à haut débit

Le programme concernerait l'ensemble de la chaîne de diffusion de contenus audiovisuels et services électroniques : production, gestion et distribution de contenus et de services, réseau très haut débit, sécurité des réseaux, architecture réseaux, équipements terminaux domestiques ou nomades.

Le programme consisterait à développer les éléments de réseau et proposer une architecture de ces réseaux convergents.

En associant très haut débit et mobilité par réseaux radio de très haute qualité, il faut développer les éléments d'une chaîne de production et de diffusion sur ces réseaux du contenu numérique à haute définition et sécurisé, développer les éléments par une architecture de réseaux sécurisée pour les entreprises et les particuliers, organiser si possible une coopération renforcée entre la France et l'Allemagne sur ces sujets pour avoir la masse critique pour créer les normes au niveau mondial.

Les applications concernées seraient la télévision haute définition, la vidéo et la musique à la demande, les divertissements et les jeux en ligne, les services interactifs publics et privés via des terminaux fixes ou nomades.

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