Nous suivre Industrie Techno

Des nanotubes de carbone pour stocker l’hydrogène

Charles Foucault
Des nanotubes de carbone pour stocker l’hydrogène

Les nanotubes de carbone hydrogénés pourraient être nos futures batteries.

© DR

Une équipe de recherche est parvenue à séparer les différentes couches de carbone de nanotubes grâce à un procédé basé sur l’utilisation d’Hydrogène. Une découverte qui ouvre la voie à la production de nanorubans de graphane, proche cousin prometteur du graphène.

L’année dernière Andre Geim et Konstantin Novoselov ont reçu le Prix Nobel de physique pour avoir isolé le graphène. Ce matériau, constitué d’une couche de carbone d’un seul atome d’épaisseur présente des propriétés des plus intéressantes en matière de conductivité électrique et thermique et de résistance mécanique. Pour l’obtenir, on savait déjà séparer les différentes couches de graphène qui composent les nanotubes de carbone, à l’aide d’un traitement à base d'oxygène. Mais cette méthode donne des nanorubans de carbone sur lesquels des atomes d’oxygène restent accrochés. Une équipe de chercheurs de l’Université d’Umea (Suède) vient de démontrer qu’il était possible de séparer ces couches en traitant les nanotubes à l’hydrogène.

Les nanorubans obtenus portent eux aussi des molécules d’hydrogène, ce qui fait d’eux du graphane et non du graphène. Matériau bien plus intéressant que le graphène oxygéné, notamment pour les perspectives de stockage de l’hydrogène énergie. Il suffit de chauffer le graphane pour qu’il libère les hydrogènes qu’il porte. La fabrication du graphane était jusqu’alors réalisée par hydrogénation directe du graphène. Cette réaction nécessite l’usage d’un substrat pour supporter le graphène, une seule de ses deux faces est alors disponible pour recevoir des atomes d’hydrogène.

CharlesFoucault

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

« L’association de l’industrie avec les scientifiques permettra de connaître la vitesse de formation de l’hydrogène naturel dans le sol », avance le chercheur Alain Prinzhofer

« L’association de l’industrie avec les scientifiques permettra de connaître la vitesse de formation de l’hydrogène naturel dans le sol », avance le chercheur Alain Prinzhofer

Géochimiste spécialiste de l'hydrogène dit naturel, présent dans le sous-sol, Alain Prinzhofer est aussi directeur[…]

Electronique de puissance pour l'auto : une opportunité à saisir pour la France

Electronique de puissance pour l'auto : une opportunité à saisir pour la France

Safran et GE Aviation lancent le développement d'un moteur de rupture pour réduire la consommation de carburant de 20 %

Safran et GE Aviation lancent le développement d'un moteur de rupture pour réduire la consommation de carburant de 20 %

Décarboner l'aviation, mission impossible ?

Dossiers

Décarboner l'aviation, mission impossible ?

Plus d'articles