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Des nanotubes de carbone contre les récidives cancéreuses

Ludovic Fery

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Des nanotubes de carbone contre les récidives cancéreuses

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Des cellules tumorales particulièrement difficiles à détruire ont pu l’être grâce aux nanotechnologies. Reste à démontrer l’innocuité d’un tel traitement chez l’homme.

Malgré leur apparente guérison, certains cancers récidivent. Cela s’explique notamment par la survie dans l’organisme de cellules tumorales qui résistent à la fois à la chimiothérapie et à la radiothérapie. Des chercheurs américains ont éliminé avec succès cette population cellulaire, grâce à un traitement thermique combiné à des nanoparticules. 

L’équipe de Suzy Torti, à la Wake Forest School of Medicine, en Caroline du Nord, aurait la solution contre les récidives du cancer du poumon. Chez la souris, les biologistes ont montré, dans un article récent de la revue Biomaterials, que l’injection de nanotubes de carbones au niveau de la tumeur, suivi d’un traitement laser de 30 secondes, pouvait détruire les cellules tumorales les plus problématiques.

En particulier celles appelées cellules souches du cancer du poumon, qui résistent et sont même amplifiées suite à une radiothérapie classique. Lorsque les nanotubes de carbone sont présents, un fort taux de mortalité survient dans cette population quelques heures seulement après le traitement laser. Les chercheurs supposent que c’est la forte élévation de température provoquée par le laser à la surface des nanoparticules qui déclenche la mort cellulaire.

Pour les auteurs, l’injection de nanotubes de carbone est un procédé peu invasif, qui pourrait s’appliquer à un grand nombre de tumeurs. Néanmoins, dans le cas du cancer du poumon, un tel traitement soulève la question de la toxicité, notamment du fait de la similitude entre ce type de nanoparticules et les fibres d’amiante. Peut-être faudra-t-il trouver un moyen d'extraire les nanotubes de l’organisme, une fois les tumeurs détruites ? " Il serait possible de contourner ce problème potentiel en utilisant des nanotubes courts ou flexibles", estime Suzy Torti. La chercheuse se donne cinq à dix ans pour développer un traitement applicable à l'homme.

Ludovic Fery

Pour en savoir plus : www.wakehealth.edu

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