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Des moteurs diesel moins polluants grâce à l'injection dans l'échappement

Industrie et  Technologies
Pour rendre le filtre à particules efficace même à bas régime, Renault implante un injecteur sur la ligne d'échappement de ses moteurs diesel. Une technologie novatrice protégée par plus de 50 brevets.


Renault a présenté la semaine dernière au Salon de l'Auto de Genève une nouvelle technologie respectueuse de l'environnement : un filtre à particules avec injecteur intégré sur la ligne d'échappement. Proposée dès le premier semestre 2006 sur le moteur diesel 1,5 dCi dans les versions 85 ch (63 kW) et 105 ch (76 kW) de Clio et Modus, cette technologie innovante permet au filtre à particules de se régénérer dans toutes les conditions de circulation, même véhicule à l'arrêt et moteur au ralenti.

Directement implanté sur la ligne d'échappement, un injecteur supplémentaire, indépendant du cycle d'injection normal du moteur, assure un fonctionnement permanent du processus de régénération, particulièrement adapté aux parcours urbains. Astucieuse, la mise en Å“uvre de cette solution a fait l'objet du dépôt de plus de cinquante brevets.

Ce nouveau système est capable de régénérer le filtre à particules, quel que soit le régime moteur ou le type de conduite. Particulièrement efficace en conduite urbaine (vitesse de roulage faible ou nulle, arrêts et redémarrages fréquents), cette solution innovante fonctionne également dans tous les autres cas d'utilisation. Les contraintes habituelles de régénération des systèmes conventionnels (vitesse minimale de roulage et durée de parcours) sont supprimées, évitant tout risque de colmatage : dès que le moteur est tiède, la technologie mise en Å“uvre assure une destruction totale des particules retenues dans le filtre.

Lorsqu'ils sortent du moteur, les gaz d'échappement traversent un premier pot catalytique, qui traite le monoxyde de carbone (CO), les oxydes d'azote (NOx) et les hydrocarbures (HC). Dans les phases de régénération du filtre à particules, une quantité infime de carburant est injectée dans l'échappement et provoque une élévation de température lors du passage dans un deuxième pot catalytique. Le filtre à particules, placé immédiatement derrière, récupère cette chaleur supplémentaire, et amorce son processus de destruction des particules qu'il a stockées.

Cette innovation marque une rupture par rapport aux solutions existantes sur le marché : le processus de régénération ne dépend plus de la vitesse du véhicule ou du régime du moteur et assure une qualité de régénération identique à celle obtenue par les autres procédés. Indépendant du système d'injection principal, ne nécessitant pas d'additif, ce dispositif est activé dès qu'une quantité de suie suffisante est détectée dans le filtre.

Jean-François Prevéraud

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