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Des jumeaux virtuels pour les objets

Des jumeaux virtuels pour les objets

Grâce aux données qu’il recueille en temps réel, le jumeau numérique d’un produit, d’un équipement ou d’une usine optimise la conception et l’exploitation, en permettant notamment de réaliser une maintenance prédictive.

L’industrie a de plus en plus tendance à voir double… ou presque. Les jumeaux numériques, ces modèles virtuels de produits, d’équipements, de procédés de production ou d’usines se multiplient. Ils reposent sur l’objet physique et reflètent ses conditions de fonctionnement. Attention, toutefois, à ne pas les confondre avec de la simple simulation numérique. L’enjeu principal de cette technologie émergente réside en effet dans la donnée remontée par l’objet physique. « S’il n’y a pas d’accès à la donnée, le jumeau numérique n’a aucun intérêt », affirme Pascal Naparty, le directeur technique des ventes pour la France, le Benelux et la Suisse de PTC, un fournisseur de solutions dédiées à l’internet des objets. L’avantage du jumeau numérique est de recueillir et rassembler des données en temps réel, utilisables de la conception à l’exploitation de l’objet physique tout au long de sa durée de vie, afin de l’optimiser. Et ce grâce à la conception 3D, à la simulation, aux capteurs, à la plate-forme IoT…

Un moyen de valider une technologie

Les objets physiques sont dotés de capteurs collectant l’information qui est intégrée dans le modèle numérique. Ce double virtuel vise l’amélioration de la conception du produit, son optimisation et sa maintenance prédictive. En détectant les défaillances du matériel, le jumeau numérique permet aux ingénieurs de les analyser afin d’éviter l’arrêt imprévu des machines et réduire, au final, les coûts. Ils peuvent renforcer les performances du produit, voire élaborer la génération suivante. Un atout majeur pour les industriels, et plus particulièrement pour ceux dont les équipements ont un coût et une durée de vie importants. « Depuis trois ou quatre ans, nous utilisons la simulation sur des systèmes complets comme les batteries ou les groupes motopropulseurs, pour valider la technologie avant le test d’intégration, indique Éric Bantegnie, le président d’Ansys France, spécialisé dans les logiciels de simulation. C’est une forme de validation virtuelle. »

Pour avoir une représentation complète du système, il faut pouvoir tout simuler : mécanique, électronique, logiciel… Beaucoup de projets sont en cours, notamment dans les secteurs énergétique, ferroviaire,[…]

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