Nous suivre Industrie Techno

Des étiquettes RFID pour valider l’étanchéité chez Mercedes

Jean-François Preveraud
Des étiquettes RFID pour valider l’étanchéité chez Mercedes

S'assurer que l'eau n'est pas rentrée

© DR

Mercedes-Benz teste actuellement un procédé de contrôle d’étanchéité de ses véhicules en fin de fabrication, utilisant la variation de la capacité d’étiquettes RFID en fonction de l’humidité les entourant. Un procédé automatisable évitant de démonter certaines parties pour contrôle.

L’eau n’a pas sa place à l’intérieur d’un véhicule, encore moins s’il est haut de gamme. C’est pourquoi les tests d’étanchéité sont importants surtout lors de la montée en cadence de la production d’un nouveau modèle. Ainsi, il faut plusieurs semaines avant que tous les processus de production soient exempts de défauts et que les joints soient aux bonnes dimensions avec la dureté voulue.

Mais l’arrivée de nouveaux concepts, tels les véhicules hybrides avec des composants supplémentaires, impose la remise en cause des procédures habituelles. Ainsi toutes les cavités du véhicule sont-elles utilisées pour placer des batteries et leurs faisceaux de câbles. De même, l’emploi grandissant d’aides à la conduite impose une multitude d’unités de commande et de capteurs supplémentaires, qui sont autant d’entrée d’eau potentielles qu’il faut pouvoir contrôler facilement.

De 6 à 14 étiquettes RFID par véhicule

C’est pourquoi après 9 mois de développement Mercedes-Benz vient de mettre en service sur son site de Brême une nouvelle méthode de contrôle utilisant des étiquettes RFID passives pour mesurer l'humidité. Les étiquettes sont collées sur les caisses dans les zones à contrôler des véhicules au début de la production. Après toutes les étapes de montage, puis les tests d’étanchéité, un transpondeur RFID vient interroger la capacité de chacune des étiquettes pour déterminer si de l’eau est entrée et dans quelle zone.

Les premiers résultats sont encourageants et ce procédé de contrôle sera étendu en 2016. Suivant les modèles de véhicules de 4 à 14 étiquettes sont actuellement nécessaires, mais les essais en cours outre la validation du procédé ont aussi pour but d’essayer de limiter le nombre d’étiquettes nécessaires à une moyenne de 6 par véhicule. Une autre voie est aussi d’automatiser complètement le processus de contrôle de l’étanchéité afin de laisser plus de temps aux opérateurs pour analyser les fuites qui pourraient survenir.

Jean-François Prevéraud

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Comment Renault embarque des fils recyclés à bord de sa nouvelle Zoé

Comment Renault embarque des fils recyclés à bord de sa nouvelle Zoé

Pour sa nouvelle Zoé, Renault utilise un tissu produit à partir de matériaux recyclés. Le résultat d'un[…]

Avec le bi-level equalizer, Sandrine Mubenga veut optimiser et recycler les batteries lithium-ion à moindre coût

Avec le bi-level equalizer, Sandrine Mubenga veut optimiser et recycler les batteries lithium-ion à moindre coût

Comment l’usine de Zwickau s’est transformée pour produire l’ID.3, la nouvelle coqueluche électrique de Volkswagen

Comment l’usine de Zwickau s’est transformée pour produire l’ID.3, la nouvelle coqueluche électrique de Volkswagen

Éolien offshore, gaz de synthèse, cyber-sécurité automobile… les meilleures innovations de la semaine

Éolien offshore, gaz de synthèse, cyber-sécurité automobile… les meilleures innovations de la semaine

Plus d'articles