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Des drones pour surveiller les sites industriels

Des drones pour surveiller les sites industriels

Jusqu’alors dominé par l’activité des loisirs, le marché du drone s’ouvre progressivement aux applications professionnelles. Les usages concernent notamment la surveillance, l’inspection et la maintenance de sites industriels. à la clé : une meilleure sécurité et une baisse des coûts.

Energie, bâtiment, transports… De nombreux secteurs industriels se tournent désormais vers les drones pour surveiller leurs sites. Cette application constitue un nouveau débouché pour ces objets volants, popularisés par leur usage grand public lié aux loisirs. L’activité professionnelle des drones a généré un chiffre d’affaires de 65 millions d’euros en 2015 et qui pourrait atteindre 461 millions d’euros d’ici à 2025, selon une étude du cabinet de conseil Oliver Wyman.

« L’intérêt principal du drone, c’est d’augmenter la sécurité des missions et de réduire les coûts, résume Moustafa Kasbari, le PDG de la start-up Atechsys. Un drone a beau être plus cher qu’un agent de surveillance, il met quarante secondes pour traverser un site de 250 hectares, contre un quart d’heure pour un agent. En outre, il ne risque rien s’il tombe nez à nez avec des intrus. » Afin de répondre au mieux à la demande, les entreprises spécialisées dans les drones proposent des solutions personnalisées, construites autour de briques technologiques communes.

Augmenter l’autonomie

Le fabricant chinois Yuneec a « adapté ses drones de loisirs aux usages professionnels. La base reste la même : un contrôleur de vol, des hélices et des moteurs qui permettent de garder en stationnaire un engin volant radiocommandé », note Christophe Sautarel, le responsable France de Yuneec. Mais son hexacoptère, le H520, équipé de six rotors, est désormais doté du contrôleur de vol Pixhawk, qui lui offre une meilleure stabilité, même dans des conditions difficiles. « La grosse différence, c’est qu’un drone professionnel doit pouvoir voler par tous les temps », souligne le responsable. Autre défi : l’endurance. « Un drone peut voler pendant quinze à trente minutes, selon les modèles », estime un dirigeant de Drone Volt. Une durée suffisante pour effectuer de brèves missions, mais qui gagnerait à être étendue en certaines circonstances. Transportable dans une valise, le modèle Hercules 5 F (Unlimited Flight), conçu par Drone Volt, est relié à un câble. Ses caméras sphérique et thermique lui permettent d’opérer une surveillance 24 heures sur 24 en stationnaire sur près de 500 hectares. « On utilise un générateur branché à un transformateur au sol. Celui-ci transforme le courant de 220 volts en 2 000 volts. On conserve ainsi un câble très fin qui ne donne pas trop de prise au vent. Un transformateur permet de repasser en 24 volts, précise le dirigeant. Toutefois, si on veut un point haut de surveillance permanent, autant installer un pylône. Le drone sert ici à des missions ponctuelles, par exemple pour fournir des images en temps réel en cas de sinistre. »

Face au problème de l’autonomie, la jeune société toulousaine Sunbirds a, elle, mis au point un drone solaire à voilure fixe. Baptisé SB4-Phoenix, ce modèle a survolé, en 2016, dans le cadre d’un essai, les lignes électriques moyenne tension (20 000 volts) d’Enedis, dans le nord du département des Hautes-Pyrénées, afin de cartographier l’avancée de la végétation. « Une tâche qui représente le premier poste de maintenance d’Enedis, et qui est habituellement assurée par hélicoptère », se félicite le président de Sunbirds, Laurent Rivière. équipé de 40 cellules photovoltaïques d’une puissance de 115 watts qui alimentent un moteur électrique et une batterie, ce drone, d’une envergure de 3,20 mètres, est capable de patrouiller huit heures durant à une vitesse moyenne de 30 km/h. Le tout à moindre coût. L’entreprise « s’oriente actuellement vers le marché africain, dans des zones à plus fort ensoleillement, avec davantage de degrés de liberté. En France, la réglementation concernant les vols hors vue, sur de longues distances, n’est pas encore arrêtée », souligne Laurent Rivière.

« Des scénarios standard doivent être établis d’ici à la fin de l’année. En attendant, des dérogations existent pour de telles opérations extérieures. Même hors vue, le drone peut être programmé pour rester dans une zone[…]

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