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Des composants électroniques "mous" pour épouser la forme du corps

Julien Bergounhoux
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Des composants électroniques

© UT Dallas

Des chercheurs ont mis au point des composants électroniques qui restent rigides à température ambiante mais deviennent flexibles une fois qu'ils sont sujets à la température du corps. Des recherches qui pourraient révolutionner les implants biologiques.

Des chercheurs de l'université du Texas à Dallas et de l'université de Tokyo ont créé des composants électroniques qui ramollissent
une fois implantés dans le corps. Cela leur permet de s'agripper aux tissus, voire de s'enrouler autour de nerfs ou de vaisseaux sanguins. Ces transistors adaptatifs pourraient permettre aux médecins d'obtenir des informations sur le fonctionnement corporel ou de le stimuler lors de traitements.

Ces recherches présentent un intérêt particulier car l'implantation d'appareils électroniques est généralement limitée par la rigidité des composants, qui est incompatible avec les besoins des tissus biologiques. Mais les implants se doivent néanmoins d'être suffisamment rigides lors de la procédure chirurgicale pour être correctement installés par le médecin. L'utilisation de polymères à mémoire de forme, capables de changer d'état en fonction de la température à laquelle ils sont soumis, est la clé de la résolution de ce problème.

DES TRANSISTORS MÉTAMORPHES

En plus des polymères, les composants électroniques eux-mêmes sont fabriqués à partir de couches faites de fines feuilles de métal, une technologie développée lors de recherches publiées en 2013 dans la revue Nature. Les chercheurs ont fabriqués les implants à l'aide d'un semiconducteur organique mais en employant des techniques habituellement utilisées pour la création de composants électroniques en silicium, notamment afin de réduire les coûts de fabrication. Ils sont ainsi parvenus à laminer et durcir les polymères à mémoire de forme sur les transistors.

Lors de tests, l'appareil a pu être déployé autour d'un cylindre de seulement 2,25 mm de diamètre, et lors de son implantation dans des rats il s'est parfaitement intégré aux tissus vivants tout en conservant ses propriétés électroniques. La prochaine étape est de miniaturiser les appareils pour les intégrer à des objets encore plus petits et pour y ajouter plus de composants. L'ensemble des travaux a été publié dans la revue Advanced Materials.

Ci-dessous une vidéo démontrant les propriétés de l'implant :

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