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Des chercheurs testent un nouveau moteur-fusée, à la fois plus puissant et plus sûr

Julien Bergounhoux
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Des chercheurs testent un nouveau moteur-fusée, à la fois plus puissant et plus sûr

© Los Alamos National Laboratory

L'explosion au décollage du lanceur Antares et la désintégration en vol de SpaceShipTwo, survenus la même semaine, ont mis la sécurité astronautique des vols commerciaux au premier plan. En parallèle, des scientifiques américains travaillent sur une fusée innovante, qui stocke ses ergols séparemment pour éviter au maximum les incidents sans faire de compromis sur la puissance énergétique disponible.

Le laboratoire national de Los Alamos (LANL), qui se spécialise dans la recherche stratégique pour le compte du gouvernement des Etats-Unis, dédie une part importante de ses ressources à la sécurité (nucléaire, environnementale, liée aux infrastructures, etc.). Dans ce cadre, une équipe de scientifiques a récemment testé un nouveau concept de fusée qui combine l'utilisation d'ergols très puissants avec un moteur-fusée plus sûr que les modèles actuels.

Le but des chercheurs est de créer une fusée qui soit à la fois capable de développer une grande puissance tout en restant très sûre, une combinaison qui n'est traditionnellement pas possible car les propergols à haute performance sont généralement très dangereux.

Les moteurs-fusées conventionnels combinent l'utilisation d'un carburant et d'un comburant, un matériau riche en oxygène qui améliore la combustion. En astronautique, ils sont appelés ergols. Pour alimenter un moteur-fusée, ils sont combinés ensemble pour former un propergol. Lorsqu'un mix énergétique est créé, ce qui dégage beaucoup énergie, ces propergols ont tendance à être instables et sont sensibles à de nombreux facteurs (chocs, températures élevées, pression) qui peuvent causer une explosion.

Des ergols séparés pour plus de sécurité

L'approche des scientifiques consiste à stocker les ergols séparemment, tout en s'assurant par leur composition qu'ils ne sont pas capables d'exploser par eux-mêmes. Cette séparation physique permet d'utiliser des ergols plus performants.

Après plusieurs années de développement et de tests sur des bancs d'essais, le nouveau concept a été testé en vol au Centre de recherche et d'essai sur les matériaux énergétiques (EMRTC) de l'Institut technologique du Nouveau-Mexique. Ses performances ont été comparées à celles d'une fusée commerciale conventionnelle en termes de vélocité, altitude atteinte, ratio de combustion, etc. Elles se sont avérées atteindre le double du modèle de comparaison.

Les chercheurs vont désormais s'appliquer à passer leur technologie à une plus grande échelle, mais ils réfléchissent aussi à miniaturiser le système, par exemple pour pouvoir en équiper de petits satellites.

Ci-dessous, la vidéo du test avec le commentaire de l'un des chercheurs :

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