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Des catalyseurs pour une chimie verte

F. B.

C'EST L'OBJET DU PROGRAMME EUROPÉEN TOPCOMBI. Il s'appuie sur la chimie combinatoire.

Le 11 mars était lancé à Lyon le programme européen Topcombi (Towards optimised chemical processes and new materials by combinatorial science), dont l'objectif est de mettre au point des catalyseurs pour créer des procédés plus propres et plus sûrs.

Originalité de ce programme coordonné par l'Institut de recherche sur la catalyse du CNRS à Lyon : il va s'appuyer sur la chimie combinatoire pour "inventer" ces nouveaux catalyseurs. La chimie combinatoire permet de tester un très grand nombre de solutions pour maximiser les chances de réussites. Elle est couramment utilisée par l'industrie pharmaceutique. « Topcombi mettra à profit les résultats d'un précédent projet de R&D qui avait justement effectué les travaux nécessaires pour appliquer la chimie combinatoire au secteur de la chimie », indique Claude Mirodatos, le coordonnateur scientifique de Topcombi qui avait mené cette recherche dans le même laboratoire.

Financé pour moitié par des industriels

Ce programme du 6e PCRD dispose d'un budget de 23 millions d'euros sur cinq ans. Il réunit 22 partenaires dont, fait notable, les deux tiers sont des industriels (Arkema, Dow Chemical, Repsol, Yara...) qui financent 50 % du programme.

Topcombi vise en particulier à obtenir des carburants et des matières premières liquides pour l'industrie chimique à partir du gaz naturel au lieu du pétrole. Second axe, l'élimination des solvants dans la synthèse de grands intermédiaires de la chimie, et la suppression des oxydes d'azote dans la synthèse des engrais. Enfin, ce programme européen étudiera la valorisation de nouvelles bioressources (dérivés issus du biodiesel) et la synthèse d'agents de blanchiment.

L'annonce du projet Topcombi intervient une semaine seulement après celle d'un autre programme européen consacré, lui aussi, à la chimie durable : le programme Impulse (Integrated multiscale process units with locally structured elements). Avec un budget consolidé de 17 millions d'euros sur quatre ans, il travaillera sur l'intensification et la miniaturisation des procédés (microréacteurs). « Ces deux programmes très complémentaires sont appelés à dialoguer étroitement », souligne Claude Mirodatos. Ils prouvent en tout cas que la Commission européenne, qui avait boudé la chimie lors d'un premier appel à programmes il y a deux ans, a su faire amende honorable...

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