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Des améliorations pour le confort, la sécurité et la productivité

- Depuis les moteurs jusqu'à l'ergonomie, l'évolution des chariots à mât rétractable est ponctuée par une foule de petites innovations.

Lorsque les espaces horizontaux doivent s'effacer au profit des espaces verticaux..., il devient difficile de se passer des chariots à mât rétractable. Ces chariots, au châssis étroit, se faufilent dans des allées de moins de 3 mètres de large et peuvent soulever une charge jusqu'à plus de 11 mètres de hauteur. Résultat, ces équipements de manutention deviennent indispensables lorsque, dans les entrepôts, les surfaces de stockage gagnent du terrain sur les zones de circulation des chariots.

Les fabricants proposent une large gamme d'équipements dont la capacité s'étale généralement entre 1 400 et 2 500 kg. Bien entendu, plus la capacité de levage est importante plus l'allée sur laquelle le chariot doit évoluer sera large. Par exemple, avec le modèle R14S de Fenwick, d'une capacité de 1 400 kg, la largeur de l'allée avec une palette de 1 000 x 1 200 mm en travers doit être au moins de 2 655 mm et de 3 017 mm avec le R25S d'une capacité de 2 500 kg. Par ailleurs, il ne faut pas se fier uniquement à la capacité de charge nominale du chariot. Il faut s'intéresser aux capacités résiduelles qui diminuent lorsque la hauteur d'élévation augmente. Ainsi, le 7FBRE2500 de Toyota maintient sa capacité nominale de 2 500 kg jusqu'à 4,8 m de hauteur, mais celle-ci n'est plus que de 1 125 kg à 10,5 m. Cette perte de capacité est commune à tous les chariots quel que soit le constructeur. Il faut donc s'intéresser de près à la capacité du chariot aux hauteurs où seront entreposées les palettes.

ERGONOMIE ET CONFORT DE PILOTAGE

Le positionnement des fourches aux différentes hauteurs du rack de stockage peut se révéler parfois délicat. Les caristes expérimentés ont le coup d'oeil et l'habileté nécessaire. Pour les autres, les constructeurs proposent des outils pour leur faciliter l'approche successive aux différentes hauteurs de casiers. Un afficheur à l'intérieur de la cabine indique la hauteur à laquelle se trouvent les fourches. Un présélecteur de hauteur est parfois proposé en option. Les fourches se positionnent automatiquement à la hauteur souhaitée. Le cariste effectue ainsi une approche exacte dès le premier essai ce qui évite des corrections successives de hauteur qui ont pour conséquence de fortement solliciter le système de levage par de fréquents démarrages. D'où un gain de temps et une économie d'énergie. Pour ne rien rater de la manipulation, il est même possible d'intégrer une caméra à une fourche. En jetant un oeil à l'écran de sa cabine, rien n'échappe au cariste.

Les constructeurs de chariots se mettent en quatre pour que le cariste travaille dans d'excellentes conditions. Ainsi, BT équipe ses chariots (en série pour les hauteurs de mâts supérieures à 8,5 m, en option pour les autres chariots) d'une cabine inclinable. Celle-ci s'incline automatiquement lorsque les fourches montent et revient à sa position initiale lorsqu'elles redescendent. Cela améliore la visibilité du cariste pour les opérations à grande hauteur et réduit la tension de son dos et de sa nuque.

Le confort de la cabine a son importance lorsque le cariste doit rester plusieurs heures dans son véhicule. Certains modèles de chariots lui permettent d'ajuster complètement l'habitacle à sa morphologie. La hauteur, l'inclinaison ou la distance par rapport à l'opérateur de la console de direction peut-être complètement réglable. Chez Hyster, par exemple, le siège suspendu doté d'un dosseret d'appui inclinable peut être avancé ou reculé et la suspension adaptée au poids du conducteur. Cela peut paraître accessoire mais sur certains modèles, l'accès à la cabine est facilité par une poignée intégrée au châssis et par une marche intermédiaire. Petits détails qui ont leur importance quand le cariste est amené à souvent monter et descendre de son véhicule.

Une direction à commande électrique

La facilité de pilotage du chariot participe également à la productivité. Aussi, les leviers de commandes hydrauliques manipulables à pleines mains sont progressivement remplacés par des petites manettes qui permettent de commander le chariot du bout des doigts. Mais pour ceux qui souhaitent maîtriser le chariot d'une seule main, de nombreux constructeurs proposent une commande unique type joystik à partir de laquelle toutes les fonctions sont accessibles sans bouger le bras : levée et descente des fourches, retrait du mât, inclinaison du mât, inversion du sens de déplacement, klaxon. Certains constructeurs comme Hyster et Yale poussent la recherche de confort du cariste jusqu'à doter leur chariot d'un accoudoir droit coulissant. La manipulation des commandes se fait alors sans effort et sans frottement du bras droit.

Alors que le bras droit se charge de la manipulation des palettes, le bras gauche a la maîtrise de la direction du chariot. Les volants de direction ont laissé la place à de petits volants de 10 à 20 cm de diamètre qui, pour certains, s'apparentent plus à un moulinet qu'à un volant de véhicule. Atlet a même intégré la "minicommande" de direction directement sur l'accoudoir gauche de son chariot.

La direction est désormais actionnée par une commande électrique. La disparition de la liaison mécanique supprime donc la colonne de direction et augmente du même coup l'espace disponible pour les jambes dans la cabine. L'électronique permet justement d'ajuster la sensibilité de la direction à la vitesse du chariot. À faible vitesse, là où les manoeuvres sont les plus nombreuses, la direction est plus fluide et offre plus de finesse dans la conduite. Plus la vitesse augmente plus la rotation du volant se durcit. Ainsi, à vitesse de déplacement élevé, l'opérateur peut conserver plus aisément une trajectoire rectiligne.

Pour faciliter les manoeuvres, deux types de direction sont en général proposés. La plupart des chariots sont dotés en série d'une roue motrice offrant un angle de rotation de 180°. En option, ils peuvent être équipés d'une roue motrice capable de tourner complètement sur 360°. Ce qui accroît les possibilités de manoeuvres et de changements de direction en cours de déplacement. Pour les déplacements sur de grandes distances, il vaut mieux opter pour un angle de rotation de la direction de 180°. Pour les trajets courts avec changements fréquents de direction, un angle de 360° est plus approprié. Il est alors possible de changer rapidement le sens de marche sans arrêt complet du chariot.

UNE MOTORISATION SOUPLE ET SANS MAINTENANCE

Atout de taille, lorsque dans les entrepôts, la rapidité d'évolution est l'une des clés de la productivité. Celle-ci est intimement liée à la qualité de la motorisation. Les moteurs sont les pièces maîtresses des chariots élévateurs.

Il y a quelques années, la majorité des chariots à mât rétractable était encore équipée de moteurs à courant continu (CC). Certains constructeurs comme Atlet, BT ou Jungheinrich ont été les premiers à monter sur leurs machines des moteurs asynchrones (AC). Ils ont été suivis par Hyster, Still, Yale, et, tout récemment, par Fenwick qui en a doté sa toute nouvelle gamme de chariots à mât rétractable.

Pourquoi les moteurs AC ont-ils supplanté les moteurs CC ? Tout d'abord parce qu'ils offrent un meilleur rendement que leurs aînés. Ce qui réduit leur consommation et augmente du même coup la durée d'utilisation du chariot. Ce n'est pas leur seul atout. Contrairement aux moteurs à courant continu, ils n'intègrent pas de charbons qu'il faut changer régulièrement. Ils ne réclament donc aucun entretien. Le chariot est freiné au lâcher de la pédale d'accélération. Les garnitures de frein sont donc ménagées ce qui réduit du même coup les temps d'immobilisation pour les interventions de maintenance.

De l'énergie recyclée

Lors de la phase de freinage, une partie de l'énergie est récupérée pour recharger la batterie. La quantité d'énergie ainsi recyclée est certainement anecdotique mais c'est un élément marketing que les constructeurs ne se privent pas de mettre en avant. Jungheinrich a même breveté un système de récupération d'énergie à la descente des fourches. Une levée sur quatre serait alimentée par l'énergie recyclée. À capacité de batterie égale, le nombre de levée est donc plus important. Selon Jungheinrich, la combinaison de la récupération de l'énergie à la descente et au freinage permet de réaliser jusqu'à 30 % d'économie d'énergie. Il est donc possible d'utiliser une batterie de 480 Ah à la place d'une batterie de 600 Ah et de réduire ainsi l'investissement initial.

Ce n'est pas tout. Les moteurs AC développent leur couple maximum à partir du démarrage et leur technologie offre une plus grande souplesse de réglage du moteur. Pour les moteurs AC, alimentés en courant triphasé, c'est comme si on maniait le rotor à trois mains alors qu'avec un moteur continu, on n'avait qu'une main. Dans le premier cas, on a forcément plus de puissance et d'agilité. Par ailleurs, dans les moteurs AC, il n'y a pas de frottement entre le rotor et le stator. Ils sont donc moins bruyants, plus réactifs et plus souples d'utilisation.

Leur mode de fonctionnement peut s'adapter au niveau d'expertise du cariste ou de l'application. Sur certains chariots, le cariste a le choix entre trois ou quatre configurations de conduite préprogrammées en fonction de son style de pilotage, de la charge à manipuler et de la tâche à effectuer. D'autres constructeurs comme Atlet ou BT autorisent la programmation individuelle de la conduite. La vitesse, l'accélération, l'intensité du freinage ou la vitesse de levage peuvent être paramétrées pour chaque cariste en fonction de son expérience, des contraintes de trafic, etc. Le cariste s'identifie par un code personnel.

IL SORT HORS DE L'ENTREPÔT

- La faible garde au sol des chariots à mât rétractable empêche leur utilisation à l'extérieur des bâtiments sur les sols inégaux. Doté de pneus, le Retrak de Jungheinrich est, lui, polyvalent. Il peut évoluer aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur des entrepôts. La souplesse des pneus réduit toutefois sa stabilité et par là même sa hauteur de levée à 5 mètres.

IL INCLINE SA CABINE

- Pour éviter au cariste de se contorsionner sur son siège lorsqu'il manipule les charges à grande hauteur, BT équipe ses chariots d'une cabine inclinable. Celle-ci s'incline automatiquement lorsque les fourches montent et revient à sa position initiale lorsqu'elles redescendent.

IL CIRCULE DANS TOUTES LES DIRECTIONS

- Ses roues entièrement directrices offrent une grande souplesse de manoeuvre dans tous les sens de marche. Ce chariot multidirectionnel de Still est particulièrement adapté à la manipulation de charges longues et encombrantes dans des espaces restreints.

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