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Dépenses de R&D dans l’UE : encore un effort !

Industrie et Technologies
L’UE25 a consacré près de 2% du PIB à la recherche et au développement en 2002 ; 55% des fonds provenaient du secteur des entreprises en 2001.

En 2002, l’intensité de recherche et développement (mesurée par la part des dépenses de R&D dans le PIB) était dans l’UE25 de 1,93%, en hausse par rapport à 1998 où le ratio était de 1,82%.

Même si les dépenses de R&D ont augmenté en moyenne de 4,0% par an (entre 1999 et 2002), contre +2,7% aux États-Unis (entre 1998 et 2003) et +2,2% au Japon (entre 1998 et 2002), l’intensité de R&D est restée nettement inférieure dans l’UE25. Aux Etats-Unis, les dépenses de R&D représentaient 2,76% du PIB en 2003 et au Japon 3,12% en 2002.

Le secteur des entreprises a financé 55% des dépenses totales de R&D de l’UE25 en 2001, alors que la part de ce secteur aux États-Unis et au Japon était respectivement de 67% (en 2001) et 74% (en 2002).

Ces informations sont tirées d’un rapport2 publié par Eurostat, l’Office statistique des Communautés européennes, sur les dépenses de R&D dans l’UE et les 25 États membres. Ce document fournit également des informations sur les pays de l’AELE, les pays candidats ainsi que sur la Chine, le Japon et les États-Unis, de façon à faciliter la comparaison au niveau mondial.

Les pays nordiques en pointe

En 2003, et parmi les États membres, l’intensité de R&D la plus élevée a été enregistrée en Suède (4,27% du PIB en 2001) et en Finlande (3,51%), suivies du Danemark (2,60%), de l’Allemagne (2,50%), de la Belgique (2,33%), de la France et de l’Autriche (2,19% chacun). Les intensités les plus faibles ont été relevées à Chypre (0,33%), en Lettonie (0,39%), en Slovaquie (0,57%) et en Pologne (0,59%).

Le taux de croissance annuel moyen des dépenses de R&D variait entre +11% en Estonie, à Chypre et en Hongrie (entre 1998 et 2003) et +2% en Grèce (entre 1999 et 2001) et aux Pays-Bas (entre 1998 et 2001). Les dépenses de R&D ont baissé uniquement en Slovaquie et en Pologne (respectivement -3% et -1% en moyenne par an entre 1998 et 2003).

Parmi les États membres, le Luxembourg a enregistré la part la plus élevée de dépenses de R&D financées par le secteur des entreprises, avec 91% en 2000, suivi par la Suède (72% en 2001), la Finlande (70% en 2002), l’Irlande (67% en 2000) et l’Allemagne (66% en 2002).

En 2002, la part du secteur des entreprises était inférieure à un tiers dans huit des vingt-cinq États membres: le Portugal (2001), la Pologne, la Grèce (2001), l’Hongrie, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie et Chypre. Dans ces États membres, le secteur public était le principal bailleur de fonds.

 En outre, la Lettonie enregistrait le pourcentage le plus élevé de financement de R&D provenant de l’étranger (plus de 35%). Le financement étranger de la R&D était également important en Grèce, en Autriche et au Royaume-Uni (plus de 20% chacun).

Frank Barnu
(Source Eurostat)

Pour en savoir plus
- Communiqué complet à http://epp.eurostat.cec.eu.int/pls/portal/docs/PAGE/PGP
_PRD_CAT_PREREL/PGE_CAT_PREREL_YEAR_2005/PGE_CAT_PREREL_YEAR_2005_MONTH_02/9-24022005-FR-AP.PDF

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