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Décarboner l'aviation, mission impossible ?

Aline Nippert
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Décarboner l'aviation, mission impossible ?

Airbus veut commercialiser un avion à hydrogène dès 2035. Le constructeur planche sur trois concepts zéro émission : un modèle classique, un autre à hélice et une aile volante.

© D.R.

Hydrogène, carburants durables, hybridation… L’aéro a mis le cap sur l’avion décarboné. Entre la croissance attendue du trafic aérien et l’urgence climatique qui pèse sur le secteur, l’issue du voyage est incertaine.

« Votre mission, si vous l’acceptez, consiste à réduire drastiquement les émissions de CO2 générées par l’aviation. » Tel a été, peu ou prou, le message de l’État à la filière aéro accompagnant le plan de 15 milliards d’euros de soutien au secteur à l’automne 2020. Un dixième du montant total, soit 1,5 milliard sur trois ans, est dédié aux investissements en R & D et au développement de « l’avion vert ». Le grand donneur d’ordres européen Airbus a accepté cette délicate mission en misant sur l’ingrédient magique de la transition énergétique : la molécule de dihydrogène.

L’avionneur s’est engagé à mettre en service dans un délai record – d’ici à 2035 – une technologie en rupture totale avec les aéronefs civils historiques : un court ou moyen-courrier propulsé à l’hydrogène liquide à - 253 °C. Ce programme – avec les investissements publics – aura le mérite de maintenir les forces en R & D de la filière et produira sans doute de belles innovations. Pour autant, plusieurs incertitudes interrogent : ni la faisabilité technique ni la viabilité économique de l’avion à hydrogène ne sont assurées. Airbus jouerait-il la carte de la dernière chance d’un secteur confronté à une mission réellement impossible ?

Un secteur dans le collimateur des militants pour le climat

Tous les domaines d’activité sont confrontés à l’impératif de la lutte contre le réchauffement climatique, mais l’aviation est devenue un cas à part. En quelques années, elle a été propulsée aux yeux d’une partie croissante de l’opinion publique au rang peu enviable de contre-modèle climatique. Le phénomène « flyg­skam » (la honte de prendre l’avion), apparu en Suède peu après l’Accord de Paris, en 2015, et relayé par la militante écologiste Greta Thunberg, a largement contribué à faire de l’aviation un cheval de bataille de la mobilisation contre le réchauffement du climat. L’interdiction de certaines liaisons intérieures votée par l’Assemblée nationale le 10 avril – qui pourrait inspirer nos voisins européens – témoigne de l’impact de cette mobilisation.

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