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De la puissance à revendre

J.-C. G.

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Après avoir atteint le cap du gigahertz, les DSP profitent à présent d'améliorations architecturales et d'interfaces ultra-rapides.

Longtemps considérés comme des bêtes curieuses, les DSP, alias processeurs numériques de signal, se retrouvent désormais au coeur de très nombreuses applications, qu'il s'agisse de produits grand public, d'électronique automobile, de contrôle industriel et, bien entendu, d'équipements de télécommunication. On ne peut plus se passer de leur puissance de calcul et force est de constater qu'elle augmente à grande vitesse.

Cette puissance est fonction de la fréquence d'horloge notamment. Il y a quelques mois, Texas Instruments (TI), leader incontesté de la spécialité, a atteint le cap symbolique du gigahertz avec les TMS320C6414, 6415 et 6416 : trois DSP 32 bits de type virgule fixe fabriqués au moyen d'une technologie Cmos 90 nm. Aujourd'hui, avec le TMS320C6455, TI va encore plus loin en capacité de traitement. Non en poussant la vitesse, comme on aurait pu s'y attendre, mais en optimisant l'architecture. Résultat : un score encore jamais atteint de 10 980 points sur l'échelle de référence BDTImark2000, soit 20 % au-delà des 9 130 points enregistrés par les meilleures puces de la génération précédente.

Mémoire doublée

Pour ce faire, TI a tout d'abord enrichi le jeu d'instructions du C64xx de façon à faciliter la mise en oeuvre d'algorithmes DCT (Discrete Cosine Transform) ou FFT (Fast Fourier Transform) par exemple, ou encore de façon à pouvoir effectuer simultanément des multiplications et des additions (au lieu de les exécuter à la suite). Par ailleurs, il devient possible de "concaténer" deux instructions sur 16 bits afin de les exécuter en un seul cycle d'horloge.

Autre innovation de taille, la mise en oeuvre d'un port de communication "Serial Rapid I/O" capable de contrôler jusqu'à 4 liens bidirectionnels à 3,125 Gbit/s, soit 25 Gbit/s au total (12 fois ce qui était possible auparavant). De même, l'Ethernet passe de 100 Mbit/s à 1 Gbit/s et le port PCI de 33 à 66 MHz. La quantité de mémoire cache a aussi été doublée pour atteindre 2 Mo.

Outre le modèle cadencé à 1 GHz, le C5455 sera aussi disponible en versions "économiques" cadencées à 850 et 720 MHz. Pour des quantités de 10 000 pièces, il en coûtera 259 dollars pour la puce à 1 GHz, 219 dollars pour la puce cadencée à 850 MHz et 179 dollars pour celle limitée à 720 MHz

ET AUSSI...

- Le MSC812x, doté de 4 coeurs fonctionnant à 500 MHz et capable d'effectuer 8 milliards de multiplications-accumulations (MAC) chaque seconde. Il atteint 5 610 points en puissance de calcul sur l'échelle BDTImark2000, laquelle n'accorde, par exemple, que 3 130 points au processeur Intel Pentium III cadencé à 1,4 GHz. - Le TigerSharc ADSP-TS201 d'Analog Devices, cadencé à 600 MHz, qui atteint 4 430 points sur la même l'échelle mais avec un seul coeur.

Le TMS320C6455 de Texas Instruments

- Fréquence d'horloge de 1 GHz - Score de 10 980 points sur l'échelle BDTImark2000 - Débit de données allant jusqu'à 25 Gbit/s sur le port "Serial Rapid I/O" - Ethernet 1 Gbit/s Ce qu'il va changer > La bande passante dont il dispose va booster les performances des équipements réseaux, télécoms ou vidéo auxquels il s'adresse.

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