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Dossier Daratech Summit 2002 : du PLM à l'IP Ecosystem

Rédaction Industrie et Technologies

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Le séminaire organisé par Daratech permet d'évaluer tout les ans le marché de la CFAO et des systèmes de gestion de données produits (SGDT, PLM, etc.)


Le séminaire Daratech est un lieu d'annonces important où les principaux acteurs présentent leur stratégie. Un certain nombre de concepts y ont vu le jour. Ainsi y avons nous entendu parlé pour la première fois de IP Ecosystem d'entreprise
.

Daratech se rallie à son tour au vocable Product Lifecycle Management après avoir promu l'an passé le Product Lifecycle Computing.

Ce ralliement au PLM prouve une fois de plus la montée en puissance de ce marché auquel pratiquement tous les principaux acteurs se sont raccrochés  (Voir SIT N° 120).  

Défintions du PLM

Pour la direction générale, le PLM est un nouveau moyen pour rendre l'entreprise plus agile afin qu'elle puisse proposer plus vite de meilleurs produits sur le marché, pour augmenter sa compétitivité, ses parts de marché et sa profitabilité. 

Les responsables de services et de départements y voient un moyen d'améliorer la productivité et de diminuer les coûts, grâce à une meilleure interopérabilité entre les applications et grâce au développement du travail collaboratif. 

Ils y voient aussi une voie pour capitaliser les connaissances et le savoir-faire de l'entreprise afin de mieux les réutiliser. 

Enfin, les utilisateurs finaux y voient un formidable outil de communication facile à utiliser, car basé sur les technologies issues du Web. Ce qui leur permettra d'améliorer la qualité de leur travail et de se montrer plus innovants. Tout comme pour les fournisseurs, si l'esprit du PLM pour les différentes catégories d'utilisateurs reste globalement le même, leurs attentes sont éminemment variables. 

Pour Charles Foundyller, CEO de Daratech , le PLM est une fantastique opportunité pour les entreprises de réinventer des modes de fonctionnement plus efficaces en profitant des apports des nouvelles technologies informatiques. De plus, la mise en place de ces nouvelles solutions peut se faire graduellement en minimisant à chaque étape les risques, tout en dégageant rapidement des bénéfices. 

Par contre, il faut mettre l'accent, dés le début du projet, sur le noyau technologique et sur le modèle de données les plus adaptés aux besoins de l'entreprise, afin de disposer de fondations solides qui permettront à l'entreprise de faire un réel saut d'efficacité. 

Les bénéfices attendus du PLM 

Dave Burdick, ancien consultant vedette du Gartner Group qui a créé sa propre structure de conseil, Collaborative Visions, a ensuite exposé sa vision des bénéfices qu'une entreprise peut attendre d'un projet de PLM.

"L'entreprise ne doit pas voir le PLM comme une application complémentaire de l'Enterprise Resources Planning, du Supply Chain Management et du Customer Relationchip Management, mais plutôt comme son "écosystème de propriété intellectuelle". En effet, grâce à lui, elle pourra comprendre les besoins du marché et y répondre en proposant des produits novateurs". 

Pour Dave Burdick, si l'ERP permet de réduire les coûts de développement d'un produit de 10 à 20 %, il ne procure un réel avantage concurrentiel que pendant une année après sa mise en œuvre. 

De même, si la mise en place du SCM permet de réduire les temps de cycle de l'ordre de 30 %, elle ne procure un avantage concurrentiel que de l'ordre de deux ans. 

Par contre, la mise en place du PLM, en favorisant la mise sur le marché de produits novateurs, devait permettre à l'entreprise de garder un avantage concurrentiel de l'ordre de cinq ans. 

Ainsi avec l'arrivée du PLM dans les entreprises, l'ère du Time-to-Market devrait s'effacer au profit de celle du Right-to-Market. En effet, il ne suffit pas de savoir réorganiser vite ses processus de développement et de production, il faut aussi avoir le bon produit, comme ce fut le cas pour Sony avec le Walkman

L'agilité et la flexibilité apportées aux entreprises par le PLM leur permettront de mieux saisir les opportunités de marché, de développer plus vite des produits novateurs et de rendre leurs moyens de production plus souples, voire de trouver de nouveaux partenaires et fournisseurs, afin d'être encore plus innovantes et plus véloces.

"Dans ces conditions, la mise en place de cet "écosystème de propriété intellectuelle de l'entreprise" devient une priorité absolue. En effet, c'est le seul investissement informatique qui permettra à l'entreprise d'être agile, flexible, innovante et ainsi de faire la différence par rapport à ces concurrents", estime Dave Burdick. 

Et de critiquer ouvertement les fournisseurs du monde du PLM : "la guerre des prix et le rachats des concurrents ne sont pas les bonnes voies. Afin de satisfaire leurs clients et de développer réellement leurs ventes, les éditeurs doivent eux aussi apporter de réelles innovations à leurs produits, rompant avec l'évolution relativement linéaire que nous avons connue depuis vingt ans. Cela ne sera pas simple car, sur les milliers d'idées novatrices potentiellement intéressantes, seules deux ou trois déboucheront sur des innovations marquant un réel saut technologique. Reste aux éditeurs à trouver les bonnes". 

Le marché

Cette année, Daratech n'a pas donné en séance plénière sa vision de l'évolution des différents segments du marché, préférant renvoyer les auditeurs aux classements présents dans ses publications. 

Rappelons qu'il estime le marché du PLM, qu'il définit comme l'agrégation de la CFAO-Mécanique avec la gestion de données techniques et la gestion documentaire, à 7,9 milliards de dollars, en croissance de 5 % par rapport à 2001. 

Daratech estime que le couple IBM/Dassault Systèmes arrive en tête du marché en générant des dépenses utilisateurs de l'ordre de 1,65 milliard de dollars. Il est suivi par EDS PLM Solutions à 1,55 milliard de dollars et PTC à 900 millions de dollars. Viennent ensuite Autodesk à 450 millions de dollars, puis SAP à 350 millions de dollars. 

Le marché de la seule CFAO-Mécanique est quant à lui estimé à 5 milliards de dollars, en croissance de 2,3 % par rapport à 2001, alors que celui du prototypage virtuel et de la simulation est évalué à 1,3 milliard de dollars, en croissance de 11 % par rapport à 2001. 

Jean-François Prevéraud, Rédacteur en chef de la Lettre Systèmes d'Information Technologiques 

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