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DANS LES COULISSES D'UNE CHAÎNE TÉLÉ 3D

RIDHA LOUKIL rloukil@industrie-technologies.com

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De la prise de vues jusqu'à la restitution chez le téléspectateur, la 3D affecte toute la chaîne d'imagerie télé. Pour les besoins de stéréoscopie, base de la création de l'effet 3D, les équipements de production sont doublés. Des outils spécifiques sont appelés à rescousse pour garantir la qualité du rendu en relief et faciliter la diffusion. Entrez dans les coulisses d'une transmission en live d'un événement sportif en 3D.

1-LE POSITIONNEMENT DES CAMÉRAS 3D

Huit caméras placées avec soin doivent couvrir l'intégralité du stade et fournir différents plans vidéo.

Leur position est déterminée à l'aide d'un logiciel de prévisualisation et de simulation 3D, puis confirmées sur le terrain par un dispositif de télémétrie au laser.

2-LA PRISE DE VUES

Derrière chaque caméra 3D, un cadreur filme comme s'il était devant une caméra classique.

Il opère à travers le RIG qui joue à la fois le rôle de support, d'interface et de synchronisation.

Les réglages de zoom, d'exposition et de mise au point qu'il effectue se répercutent à l'identique sur les deux caméras 2D associées.

3-LE STÉRÉOGRAPHE

À cheval entre l'artistique et la technique, il assure, au sein de la régie, la qualité du rendu 3D. Il intervient dans le positionnement des caméras et le réglage de la profondeur. Il procède aussi aux corrections nécessaires (alignement, luminance, colorimétrie, polarisation...). À chaque cadreur correspond un stéréographe. Un stéréographe en chef est garant de la cohérence et de la qualité du rendu 3D.

4-L'INFOGRAPHIE

Les infographes génèrent les logos, graphiques, textes et autres informations à insérer dans les images en provenance des caméras. Ils doivent gérer au préalable les éléments qui vont à l'oeil gauche et ceux qui vont à l'oeil droit, pour éviter au spectateur les conflits lors de la perception du relief.

5-L'ENREGISTREMENT

Les deux flux vidéo sont stockés, en général sans compression, sur un serveur vidéo (disque dur), un magnétoscope (bande magnétique) ou une carte amovible (mémoire Flash). L'enregistrement sert à la lecture en play-back (retour en arrière, ralenti, zoom...).

7-LA TRANSMISSION

Les deux flux vidéo (droit et gauche) sont compressés puis assemblés dans un seul signal. Ensuite il est encodé comme un signal de télévision 2D au format Mpeg-2, Mpeg-4 ou H264. Avantage : le signal 3D se contente de la bande passante d'un signal de télévision 2D classique. Inconvénient : la résolution d'image est réduite de moitié. Les technologies utilisées ici sont propriétaires. Un standard est en préparation à l'Union internationale des télécommunications.

6-LE TRAITEMENT

Les éléments graphiques sont combinés avec les flux vidéo. Tous les équipements de la régie (mélangeurs, moniteurs, postes de ralenti...) sont adaptés pour prendre en charge deux flux vidéo simultanés. Le rendu 3D est contrôlé par des lunettes polarisantes. Pas question de prendre le risque de panne en cours de réalisation à cause de la batterie des lunettes actives.

8-LA RESTITUTION

N'importe quel récepteur fonctionnant en stéréoscopie reçoit la télé 3D. Le principe consiste à diffuser une image pour l'oeil droit et une autre pour l'oeil gauche. En combinant les deux, le cerveau crée la perception du relief. Les téléviseurs 3D disponibles aujourd'hui utilisent des lunettes actives. La réception 3D s'effectue aussi sur un téléviseur actif associé à des lunettes polarisantes, ou encore sur un écran autostéréoscopique offrant la vision en relief sans lunettes.

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