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Dans l'agroalimentaire, l'inspection par rayons X gagne en polyvalence

Dans l'agroalimentaire, l'inspection par rayons X gagne en polyvalence

Leur capacité à détecter une grande variété de matériaux fait des systèmes à rayons X un outil de choix pour le contrôle des contaminants dans l'industrie agroalimentaire. Avec des progrès notables de leurs performances et capacités, en font aujourd'hui des outils d’analyse sophistiqués.

Bien qu’indispensables, les opérations de contrôle, qui garantissent la fiabilité du processus de fabrication et la conformité du produit aux exigences qualité, n’apportent pas de réelle valeur ajoutée. C’est pourquoi les industriels cherchent à en minimiser les coûts. Cependant, un écrou retrouvé dans une boîte de petits pois sera du plus mauvais effet pour l’image de marque du fabricant.

Pour éviter une telle mésaventure, l’industrie agroalimentaire, soucieuse de sa réputation, n’a pas d’autre choix que d’investir dans des moyens de contrôle appropriés. Des systèmes de détection de métaux sont depuis longtemps mis en place sur les lignes de conditionnement alimentaire. Ces équipements ont progressé ces dernières années. Sur certains, il n’est ainsi plus nécessaire d’ajuster la fréquence de la boucle magnétique de détection à la spécificité du produit à contrôler. « Les systèmes les plus évolués balaient automatiquement une plage de fréquence de 33 à 900 kHz pour déterminer, par auto-apprentissage, la fréquence la plus adaptée à la détection d’une particule métallique dans un produit selon qu’il soit frais, surgelé, sec, humide… », explique Nicolas Prompt, le directeur commercial de Loma Systems & Lock. Ils offrent d’excellents résultats sur les métaux ferreux et sont efficaces sur des métaux non ferreux et l’inox. Mais dès qu’il s’agit de contrôler un produit conditionné dans un emballage en aluminium ou un sachet aluminisé, les détecteurs montrent leurs limites. De même lorsque le contaminant est un morceau de plastique ou un petit caillou.

Traverser la matière, la clé pour une détection réussie

Les rayons X, avec leur faculté à traverser la matière, représentent une solution à ce problème. Le principe de fonctionnement des systèmes à rayons X est simple : les rayons X sont partiellement absorbés lorsqu’ils traversent un matériau, et ce d’autant plus que son épaisseur et sa densité sont élevées. Les produits alimentaires étant bien moins denses que les contaminants, ces derniers pourront être détectés par leur plus forte absorption. Un détecteur placé de l’autre côté de la source de rayons X par rapport à un produit donnera ainsi une image en niveaux de gris permettant de visualiser la forme et les dimensions des divers éléments contenus dans l’emballage, corps étranger en tête.

Les systèmes à rayons X peuvent repérer automatiquement, dans un emballage défilant à quelques centaines de coups par minute, une bille inox de 1 ou 2 mm de diamètre (selon le type et la densité du produit, la puissance du générateur et le diamètre des diodes). Ils permettent de visualiser à travers la plupart des matériaux d’emballage (ferreux, Inox, verre…), dans des produits humides, secs, surgelés…, des éléments indésirables de matière ferreuse, non ferreuse, en verre, en inox ainsi que certains plastiques denses. Mais ils sont inopérants pour des matériaux de faible densité. Tout ce qui est inférieur à la densité de l’eau, donc ce qui flotte, sera invisible aux rayons X. Cela exclut donc les cheveux, le bois, le carton, le papier, les insectes et les os qui ne sont pas suffisamment calcifiés. Si les plastiques de forte densité, la céramique et les cailloux sont bien détectés, il faut néanmoins se garder de généraliser. « Les pierres font partie des contaminants très recherchés par les industriels qui conditionnent des légumes ou de la viande. Toutefois, leur détection dépend de leur nature. On obtient de très bons résultats avec le granit breton, alors que le tuffeau ou la pierre ponce seront difficilement visibles par rayons X », souligne Marc Kleinholtz, chargé d’affaires chez HTDS.

« Nous avons fait le choix de la sérénité », Mélanie Lebourgeois de La Ferme des peupliers

« Détecter du verre dans des pots en verre est l’une des opérations de contrôle les plus difficiles. Nous avons fait le choix d’investir dans un système de contrôle à rayons X, non pas à la suite d’une réclamation, mais pour[…]

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