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Covid-19 : Les tests salivaires RT-PCR enfin autorisés pour des opérations de dépistage ciblé

Anaïs Marechal

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Covid-19 : Les tests salivaires RT-PCR enfin autorisés pour des opérations de dépistage ciblé

Un dépistage hebdomadaire par tests RT-PCR salivaires a permis à l'Université d'Illinois Urbana-Champaign de maintenir les cours en présentiel depuis l'été dernier.

© Board of Trustees of the University of Illinois

La Haute autorité de santé a autorisé ce 11 février l’usage des tests salivaires RT-PCR pour le dépistage itératif de populations ciblées. Un outil clé pour enrayer l’épidémie de Covid-19 qui devrait être mis en application dès les prochains jours dans les établissements scolaires.

Feu vert pour le dépistage du Covid-19 par tests RT-PCR sur prélévements salivaires. Enfin ! Dans un avis présenté en conférence de presse ce 11 février matin, la Haute autorité de santé (HAS) a étendu l'indication de ces tests au-delà des seuls patients symptomatiques et préconisé leur usage dans le cadre d’opérations de dépistage de populations ciblées (a priori essentiellement asymptomatiques).

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé le 4 février attendre sous dix jours cet avis de la HAS pour mettre en place des centaines de milliers de ces tests dans les établissements scolaires au retour des vacances d'hiver. Le calendrier s'est accéléré : Olivier Véran a indiqué hier devant le Sénat que de premiers tests seraient réalisés dès aujourd'hui pour arriver à 200 000 à 300 000 par semaine dès la mi-février dans les écoles et universités.

Etouffer dans l'œuf les clusters

La facilité du prélèvement salivaire est cruciale pour réaliser un dépistage répété – hebdomadaire par exemple – de populations réunies dans des lieux propices à la circulation du virus : écoles, hôpitaux, Ehpad, universités, etc. Avec, à la clé, la possibilité d'étouffer dans l'œuf la formation de ces clusters qui forment le moteur de l'épidémie.

L'impact d'un telle action préventive est majeur, comme l'ont montré par exemple l'Université de l'Illinois d'Urbana-Champaign et l'Université de Liège depuis… l'été dernier. La HAS s'y refusait depuis, envers et contre tous.

Le pooling encouragé

Concrètement, la HAS préconise maintenant un prélèvement simple, assisté ou réalisé soit même : il faudra simplement saliver dans un tube au moins 30 minutes après avoir mangé, bu, fumé ou encore s’être lavé les dents. Autre préconisation, bienvenue pour accroître la cadence du dépistage et là encore bien tardive : la HAS recommande d’explorer la mise en œuvre du pooling.

Cette technique consiste à regrouper plusieurs prélèvements au sein d’un même échantillon à analyser . « Il faut réfléchir à sa mise en place organisationnelle, qui doit s’articuler avec les tests à visée diagnostique, sur la base de l’avis favorable rendu par le Haut conseil de santé publique en décembre dernier », a précisé la HAS.

Protocole pour les laboratoires d'analyse

La HAS a établi pour les laboratoires d'analyse RT-PCR des protocoles permettant de fiabiliser l'usage des prélèvements salivaires. « Les performances de ces tests peuvent être très disparates : il nous a fallu comprendre les prérequis techniques déterminants pour garantir des performances correctes, quel que soit le laboratoire ou le kit utilisé », a justifié la HAS. Conservé à température ambiante, l’échantillon devra être analysé idéalement sous 24 heures.

Si le kit RT-PCR le mentionne dans sa notice, ou que le prélèvement est trop visqueux, un prétraitement thermique ou chimique pourra être réalisé avant l’analyse. Enfin, certains kits imposeront aux laboratoires de calibrer les machines à la nature du prélèvement – nasopharyngé ou salivaire – ou d’utiliser des machines spécifiques, compliquant la gestion du flux des tests arrivant quotidiennement.

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