Nous suivre Industrie Techno

Copex développe une presse/cisaille hors normes

Jean-François Preveraud
Copex développe une presse/cisaille hors normes

9 métres de haut 30 de long une masse de 460 tonnes, pour un effort de coupe de 1 750 tonnes : un monstre de puissance au service du recyclage des métaux.

© DR

La PME bretonne, spécialiste des presses hydrauliques de forte puissance, a profité de la crise pour innover et développer une nouvelle gamme de machines de grandes dimensions à la productivité et aux performances énergétiques largement améliorées.

Jusque fin 2008 Copex, une PME lorientaise qui conçoit et fabrique des presses et cisailles destinées au traitement des ferrailles et métaux, réalise près de 80 % de son chiffre d’affaires à l’export dans plus de 50 pays dont la Russie, la Chine, l’Australie, le Kazakhstan…

Ses machines destinées principalement au recyclage des métaux, au traitement des déchets ménagers et industriels, ainsi qu’au secteur du traitement des déchets nucléaires, sont réputées pour leur robustesse et l’intégration de technologies innovantes, grâce à un savoir-faire industriel, à un service client poussé et à un bureau d’études renforcé par une cellule de R&D.

Un savoir-faire précieux que l’entreprise a choisi de maintenir, malgré l’arrêt brutal des commandes émanant de l’international dès la fin 2008. « Pour anticiper la reprise, nous avons choisi de privilégier l’activité à la rentabilité et de profiter de ce ralentissement pour mettre au point de nouvelles machines », explique Frédéric Malin, président de Copex.

« Comme nous le pressentions, c’est finalement le marché français qui a soutenu l’activité en 2009. Grâce aux investissements des entreprises françaises, notre chiffre d’affaires ne baissera que de 10 % par rapport à 2008, qui était pourtant une année exceptionnelle, avec un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros ».

Une machine exceptionnelle

Anticipant une reprise à l’international en 2010 et profitant de la baisse d’activité en 2009, Copex a fait le pari de l’innovation pour développer de nouvelles machines qui mettent l’accent sur les gains de productivité et sur la puissance déployée, tout en les rendant plus économes en énergie. La première presse hydraulique de cette nouvelle génération, la CVB 1750 tonnes vient de sortir des ateliers de l’industriel. Totalement hors norme, cette immense presse/cisaille de compactage, qui fournit un effort de coupe de 1 750 tonnes, mesure 30 mètres de long, 9 mètres de haut et 8 mètres de large. Elle pèse 460 tonnes et est équipée de 7 groupes hydrauliques de 90 kW. Elle traite de 33 à  53 tonnes de ferailles à l'heure et peut trancher des tôles en acier E 24 de 150 mm d'épaisseur jusqu'à 1 m de large. Une machine de 2 200 tonnes d'effort de coupe est en cours d'étude.


                                                       

Son transport va nécessiter 6 convois exceptionnels et 7 à 8 semi-remorques de matériel, afin d’être livrée dans le Sud-Ouest de la France chez Hourquet & Fils, un récupérateur de métaux recyclant de grosses pièces industrielles pour des grands comptes pétroliers.

Une reconception à grande échelle

Outre des optimisations notables, toute la difficulté a été de redimensionner certaines technologies à si grande échelle. Gains de consommation, diminution des déperditions thermiques, système de télémaintenance dernière génération, nouvelle hydraulique optimisant la vitesse de coupe de plus de 20 % et permettant d'effectuer plusieurs tâches en simultané, cette main de fer dans un gant de velours présente de sérieux atouts pour le marché international.

« La CVB 1750 tonnes est une véritable prouesse technique et une preuve supplémentaire de notre savoir-faire y compris à l’international où le marché de la récupération de métaux est en train de repartir », précise Frédéric Malin. « Pour 2010 nous avons enregistré des commandes du Kazakhstan, de Russie, d’Australie, d’Angola, et pour la première fois du Turkménistan, sachant que structurellement le marché français du traitement des déchets ménagers et industriels, ne peut que repartir à la hausse ».

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.copex.fr

 

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Un lubrifiant à base d'eau pour des roulements plus efficaces

Un lubrifiant à base d'eau pour des roulements plus efficaces

L'institut allemand Fraunhofer IWM a mis au point une solution aqueuse pouvant remplacer les lubrifiants traditionnels à base d'huile[…]

[Reportage] A l'épreuve des vents de la soufflerie Jules Verne

[Reportage] A l'épreuve des vents de la soufflerie Jules Verne

A Toulouse, les composites visent le ciel

A Toulouse, les composites visent le ciel

L'Insa Toulouse va industrialiser son lanceur de ballons de rugby

L'Insa Toulouse va industrialiser son lanceur de ballons de rugby

Plus d'articles